Confinement souple ou "très serré" : au sein du gouvernement, deux camps s'opposent

Confinement souple ou "très serré" : au sein du gouvernement, deux camps s'opposent

DIVISIONS - L'exécutif réfléchit toujours à de nouvelles mesures restrictives pour freiner l'épidémie de Covid-19. Mais au sein du gouvernement, les partisans d'un confinement strict s'opposent aux défenseurs d'un confinement souple.

Tensions au sommet de l'État. Alors que le variant britannique progresse et que les ministres répètent sur les plateaux de télévision que le nombre de contaminations se situe sur un "plateau haut", quelles mesures faut-il prendre pour éviter l'explosion des cas et la saturation des hôpitaux dans les prochaines semaines ?

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Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a indiqué mercredi 27 janvier à l'issue d'un Conseil de défense et d'un Conseil des ministres que "différents scénarios" étaient à l'étude, qui vont "du maintien du cadre actuel", piste qu'il a jugée "peu probable", jusqu'à "un confinement très serré". Et si Emmanuel Macron a du mal à trancher, c'est notamment parce qu'au sein même du gouvernement, s'affrontent les partisans d'un confinement strict et les apôtres d'un confinement souple.

Le premier camp est composé du Premier ministre Jean Castex et du ministre de la Santé Olivier Véran, qui estiment que les enjeux sanitaires doivent être prioritaires. Le second compte dans ses rangs le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, et la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal. Eux défendent leurs prérogatives, qui sont les commerçants et les restaurateurs, le monde de la culture ou encore les étudiants.

"On a accordé un jour de présentiel dans les universités il y a peu et là on va reconfiner, où est la cohérence", s'est ainsi interrogée Frédérique Vidal, selon les informations de LCI. Roselyne Bachelot a assuré qu'il n'était "pas question de refermer les librairies", comme lors du confinement de mars ou au début du deuxième confinement, où elles avaient été considérées comme des commerces non-essentiels.

"Restaurateurs et commerçants" sur le point de "craquer"

Bruno Le Maire a lui estimé que "restaurateurs et commerçants" étaient sur le point de "craquer", et Bercy évalue de 10% à 18% la perte d'activité qu'un troisième confinement pourrait entraîner selon le degré de restrictions appliquées. Quant à Jean-Michel Blanquer, il déclare depuis plusieurs jours que sa priorité est de maintenir ouverts les établissements scolaires, prenant alors position dans le camp des partisans d'un confinement souple. Auprès du Parisien, un participant du Conseil de défense ayant observé ces échanges indique : "Ils en ont surtout marre qu’on aborde la gestion de cette crise uniquement sous l’aspect sanitaire, sans forcément prendre en compte la vie des gens".

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Le chef de l'État s'accorde encore le temps de la réflexion. Son entourage a fait savoir à LCI qu'il était "attaché à la cohérence des messages envers les Français et à avoir des informations complètes". Un nouveau Conseil de défense sanitaire ce week-end, avant une prise de parole d'Emmanuel Macron d'ici le début de semaine prochaine.

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