Covid-19 : "On n'est pas dans une deuxième vague" mais "la guerre n'est pas terminée", affirme Olivier Véran sur LCI

Covid-19 : "On n'est pas dans une deuxième vague" mais "la guerre n'est pas terminée", affirme Olivier Véran sur LCI
Politique

INTERVIEW POLITIQUE - Invité de la matinale de LCI ce mercredi 29 juillet, le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran assure que la France "n'est pas dans la deuxième vague du coronavirus" malgré l'apparition récente de nombreux nouveaux cas.

"On n'est pas dans une deuxième vague du coronavirus. On est dans la poursuite de l’épidémie", a expliqué Olivier Véran sur le plateau de la matinale de LCI. La France fait face à un début de reprise de l'épidémie, avec un nombre de nouvelles infections désormais similaire à celui de début mai. Ailleurs en Europe aussi, l'inquiétude est de mise, en Espagne ou en Allemagne notamment. Le ministre en charge de la Santé reconnaît toutefois qu'il y a "des signaux d'alerte provenant de certains hôpitaux avec une tendance du nombre d'admissions et du nombre d'appels". 

"On atteint les 500.000 tests par semaine"

Le ministre explique que la hausse du nombre de tests peut expliquer les chiffres plus importants de contamination observés ces dernières semaines. "Nous passons désormais les 500.000 tests par semaine. Nous étions à 300.000 par semaine au moment de déconfinement". Résultat de cette intensification des dépistages : "Pour 100 tests, nous étions à 1,1% de test positif, désormais nous sommes à 1,3%. Nous testons davantage dans les zones de circulation active". Une augmentation du nombre de tests positifs qu'Olivier Véran attribue à deux facteurs. "D'une part, car nous testons davantage dans les zones de circulation active. D'autre part, nous enregistrons un certain nombre de diagnostics chez des gens qui sont plus jeunes". 

On va tester sur les plages, dans les campings, sur les parkings- Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé

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Concernant le travail des laboratoires, Olivier Véran dit avoir "insisté de façon très claire" pour maintenir "la permanence des soins, y compris au cœur de l'été. Il faut augmenter la cadence des tests pour suivre la demande". Pour maintenir le rythme, le ministère de la Santé a élargi à davantage de professionnels de santé la possibilité de réaliser ces tests Covid-19. "Je signe arrêté sur arrêté pour permettre aux laboratoires de recruter du personnel pour pouvoir tester. (...) Partout où les laboratoires ne font pas de tests, moi je leur demande d’organiser les tests, très clairement." 

"Il ne faut pas lâcher maintenant"

Olivier Véran salue "l'effort" des "Français depuis six mois", "qui a permis de sauver tant de vies". Un travail "qui doit se poursuivre, même quand c'est l'été, même quand on en a marre". Le ministre rappelle l'indispensable respect des gestes barrières et l'importance du maintien des distances sociales, "surtout quand on est avec sa famille". 

Il a toutefois partagé son atterrement face aux comportements de certains Français "qui ne respectent pas les règles". "Croyez-moi, la rave-party de la Nièvre m’a fait augmenter la tension de deux points". "C’est quand on se sent invulnérable qu’on prend le plus de risques. (...) Il suffit qu’il y ait des endroits où on se met en danger pour mettre en danger tout le monde", rappelle-t-il. "Je ne regrette absolument pas la fermeté dont je fais preuve depuis des mois". 

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"Derrière un diagnostic, il y a plusieurs personnes. Se mettent en branle dans tous les territoires en permanence des gens qui ne sont pas visibles". Olivier Véran a tenu à souligner "l'action remarquable des Agences régionales de santé, de l'Assurance maladie, de la protection civile, des pompiers, des médecins". Pour lui, respecter les gestes barrières et la distanciation sociale, c'est respecter "ces milliers de personnes qui sauvent des vies". 

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