Face à la fronde, Le Maire menace de priver les restaurants qui rouvrent du fonds de solidarité

Quelques restaurateurs ont tenté de braver l'interdiction aujourd'hui. La plupart ont renoncé à rallumer les fourneaux quand ils ont appris qu'ils ne percevraient pas l'aide versée par l'État s'ils enfreignaient la règle.

SANCTIONS - Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a annoncé ce lundi que les restaurants qui enfreignent les règles en servant des clients à table verront leur accès au fonds de solidarité "suspendu pendant un mois". Une récidive entrainera une exclusion définitive de ce dispositif d'aide.

"Ce n'est pas un interdit, mais une règle collective pour garantir la santé de tous". Interrogé ce lundi, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a réaffirmé la nécessité pour les restaurateurs de laisser fermer leur établissement. Alors que la grogne se fait de plus en plus intense dans le secteur de l'hôtellerie et de la restauration face aux restrictions liées à la crise du coronavirus, le ministre de l'Économie a indiqué que "les restaurateurs qui ouvrent ne bénéficieront plus du fonds de solidarité pendant un mois. Et s'il y a récidive, ils le perdront tout court". Cette sanction concernera tous les commerces qui enfreindraient les règles et sera associée à des contrôles renforcés dans les commerces pour s'assurer que la jauge de 10 mètres carrés par client soit bien respectée. En cas de non-respect, ce sera "une amende d'abord, une fermeture ensuite".

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"Ça ne justifie pas de ne pas respecter les règles"

Cette annonce intervient alors qu'un restaurateur du Doubs a lancé à ses confrères un appel à ouvrir malgré l'interdiction, auquel les organisations patronales ont refusé de s'associer. Une initiative que critique Bruno Le Maire : "C'est extrêmement dur pour les restaurateurs, moralement et économiquement" mais "ça ne justifie en rien de ne pas respecter les règles, qui sont des règles sanitaires". Il a toutefois nuancé, ce mouvement de contestation ne concernerait que quelques "cas isolés". Quoiqu'il en soit, le pensionnaire de Bercy dit tout faire pour ne "pas que ça se répande, que ça devienne soit une habitude, soit une façon de braver l'interdit". 

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Par ailleurs, le pensionnaire de Bercy a précisé que "27.000 commerces de plus seront éligibles au fonds de solidarité" après les récentes annonces du gouvernement de la fermeture des "centres commerciaux non-alimentaires d'une surface de plus de 20.000 mètres carrés". Pour rappel, pour les entreprises faisant l'objet d'une fermeture administrative, l'aide du fonds de solidarité s'élève à 10.000 euros par mois ou une indemnisation de 20% du chiffre d'affaires 2019 dans la limite de 200.000 euros par mois.

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