De l'optimisme à l'alarmisme, comment le gouvernement a changé de ton sous la menace du variant Delta

De l'optimisme à l'alarmisme, comment le gouvernement a changé de ton sous la menace du variant Delta

SÉMANTIQUE - Le variant Delta menace de gâcher l'été des Français et oblige l'exécutif à changer de discours : optimiste au début du mois de mai, il est désormais plus alarmiste.

Le 11 mai dernier dans les colonnes du Parisien, à huit jours de la réouverture des commerces, cinémas et terrasses de bars et restaurants, le Premier ministre déclarait : "Nous sommes enfin en train de sortir durablement de cette crise sanitaire". "La tendance est claire. Nous touchons au but, et c’est une bonne nouvelle", ajoutait Jean Castex. Deux mois plus tard, sous la menace du variant Delta et alors que le taux de vaccination n’augmente pas assez vite à son goût, le discours de l’exécutif a radicalement changé. 

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Variant Delta : la France face à une quatrième vague

Lundi 5 juillet, Gabriel Attal a estimé qu’une quatrième vague de la pandémie dès la fin du mois de juillet était "une possibilité", confirmant des propos tenus par le ministre de la Santé la veille. "L’épidémie regagne du terrain, le variant Delta qui est particulièrement contagieux, particulièrement inquiétant, gagne du terrain très rapidement", s’est inquiété le porte-parole du gouvernement.   

Face à ce risque, "l'heure est à la mobilisation générale" pour "la vaccination massive" car cette dernière est "notre carte maîtresse pour sortir du tunnel", a répété le porte-parole du gouvernement mercredi à la sortie du Conseil des ministres. Si les membres du gouvernement ont toujours appelé les Français à se faire vacciner, désormais les injonctions sont plus pressantes, plus insistantes. Surtout, la menace de sanctions est désormais agitée. 

Une extention du pass sanitaire encore exclue il y a quelques semaines

Lors d'un Conseil de défense sanitaire prévu ce lundi 12 juillet, le gouvernement examinera notamment une éventuelle vaccination obligatoire pour certaines professions comme les soignants, et la possibilité d’une extension du pass sanitaire pour restreindre l'accès de certains commerces et loisirs aux non-vaccinés. Deux hypothèses d'action qui étaient encore exclues il y a quelques semaines, tout comme le non-remboursement des tests PCR "de confort", désormais envisagé. 

Dans un entretien à la presse quotidienne régionale daté du 29 avril, interrogé sur le risque de créer une société à deux vitesses entre vaccinés et non-vaccinés avec le pass sanitaire, Emmanuel Macron répondait : "Le pass sanitaire ne sera jamais un droit d’accès qui différencie les Français. Il ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas, ou pour aller chez des amis."

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La menace d'une "fracture vaccinale"

Depuis plusieurs jours, le gouvernement utilise également un discours quelque peu culpabilisant à destination des réticents à la vaccination, qui pourraient être la cause d'une "fracture vaccinale" dans le pays ces prochains mois. "C'est très important que les Français se fassent massivement vacciner" car "il faut éviter une fracture vaccinale dans notre pays", s'est inquiété Gabriel Attal dimanche dernier. "Il faut éviter une situation où l'épidémie reprendrait notamment du fait de personnes qui ne se sont pas fait vacciner et imposerait de prendre des mesures de restriction qui s'imposeraient à des personnes qui, elles, ont fait l'effort de se vacciner", a-t-il ajouté.

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