Emmanuel Macron met la pression sur les industriels pour accroître la production de vaccins

Emmanuel Macron met la pression sur les industriels pour accroître la production de vaccins

INITIATIVE - Le chef de l'État préside ce mardi à 18h une réunion avec des représentants des laboratoires et des sous-traitants. L'enjeu : définir une stratégie pour augmenter la production de vaccins, alors que la France et l'UE s'interrogent sur leur rythme d'approvisionnement.

Les laboratoires et leurs sous-traitants vont-ils tenir la cadence face aux besoins de vaccins contre le Covid-19 ? Un mois après le lancement de la campagne vaccinale en Europe, véritable course contre la montre face à l'épidémie, la France, comme ses partenaires, veut s'assurer des capacités d'approvisionnement des industriels. 

En France, les centres de vaccination affichent souvent complet et plusieurs agences régionales de santé (Hauts-de-France, Rhône-Alpes) ont dû provisoirement reporter des rendez-vous de première vaccination, faute d'avoir les stocks suffisants pour les honorer. Selon la Direction générale de la santé (DGS), sollicitée par LCI, ces reports ont concerné 5% des rendez-vous pris sur l'ensemble du territoire, résultat de la conjonction de deux facteurs, "la baisse ponctuelle de nos approvisionnements et le surbooking qui a pu avoir lieu dans certains départements"

Alors qu'Olivier Véran fixait, il y a quinze jours, l'ambitieux objectif d'atteindre les 4 millions de vaccinations fin février, tous les regards se portent sur la filière industrielle et sa capacité à tenir le rythme. C'est dans ce contexte qu'Emmanuel Macron a convoqué, mardi soir, une réunion en visioconférence en présence des principaux acteurs de cette filière. L'objectif était de "dresser un état des lieux de notre capacité de production de vaccins et de traitements en France et en Europe", a indiqué l'Élysée à LCI. À l'occasion, Emmanuel Macron appellera les acteurs industriels à "maximiser cette capacité à court terme", notamment en optimisant la chaîne d'approvisionnement, "à l'accroître de manière rapide et significative" et à "en assurer la disponibilité à plus long terme"

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Covid-19 : le défi de la vaccination

L'exécutive mise sur une forte montée en capacité

Cette réunion, précédée d'une autre réunion dédiée aux traitements, doit se tenir en présence de plusieurs ministres, dont Olivier Véran, des laboratoires, des principaux sous-traitants français, européens et internationaux, des laboratoires vétérinaires mais également des régulateurs publics (l'ANSM et l'ANSES). 

Ce coup de pression sur les acteurs privés s'inscrit dans le scénario, souhaité par les autorités, d'une très forte augmentation des capacités dans les semaines à venir. La France a reçu jusqu'ici un peu plus de 2,5 millions de doses, dont plus de 1,5 million ont été injectées. L'ambition des autorités est d'avoir réceptionné, fin février, 8 millions de doses cumulées, afin d'avoir administré les deux doses à près de 3,9 millions de personnes, selon des éléments communiqués à LCI. 

Pour permettre cette accélération dans le mois qui vient, l'exécutif compte sur un total de 2,5 millions de doses de l'alliance Pfizer-BioNTech, sur le vaccin Moderna, dont les 147.600 premières doses arrivent jeudi en France - mais le laboratoire pourrait réduire les livraisons - et sur le vaccin AstraZeneca, plus simple à conserver, dont l'entreprise s'est engagée à livrer 2,5 millions de doses en février.

Vers une "ouverture massive" de nouveaux créneaux ?

Autant dire que le plan de vaccination des autorités dépend plus que jamais de la capacité des laboratoires à irriguer le territoire européen, et bien sûr national. 

En raison de stocks limités, comme l'avait annoncé Olivier Véran, les primo-injections ont été réduites par rapport au mois de janvier afin de permettre d'administrer les secondes doses aux personnes prioritaires. Une situation ayant conduit ces derniers jours à une saturation des rendez-vous sur les plateformes, comme Doctolib. 

Si les laboratoires et leurs sous-traitants parviennent à tenir le rythme espéré, les autorités sanitaires misent sur une "ouverture massive" de nouveaux créneaux dès cette semaine afin de permettre de relancer les primo-injections pour la deuxième quinzaine du mois de février. 

"La situation doit s’améliorer dans les semaines qui viennent grâce à l’augmentation de nos approvisionnements, ce qui nous permet dès cette semaine d’ouvrir de nouveau rendez-vous pour la 2e quinzaine de février", a confirmé la DGS à LCI. 

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À plus long terme, l'exécutif compte avoir réceptionné 16 millions de doses cumulées fin mars, 35 millions de doses fin avril, 57 millions de doses fin mai puis 78 millions de doses fin juin. Un scénario qui part du principe qu'au printemps, cinq laboratoires approvisionneront l'Europe : Pfizer BioNTech, Moderna, AstraZeneca, Janssen et Curevac. 

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