Gabriel Attal : le gouvernement "assume d'avoir une stratégie territorialisée et graduée" face à l'épidémie

Gabriel Attal : le gouvernement "assume d'avoir une stratégie territorialisée et graduée" face à l'épidémie
Politique

INTERVIEW POLITIQUE - Invité d'Elizabeth Martichoux sur LCI ce vendredi 2 octobre Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, a fait le point sur la situation épidémique en France et évoqué la loi contre les séparatismes détaillé ce jour par le chef de l'Etat.

Une semaine après un tour de vis contesté dans plusieurs villes pour lutter contre la progression du Covid-19, dont les indicateurs se sont encore dégradés, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a dressé jeudi, lors de sa conférence de presse hebdomadaire, un tableau inquiétant de l’évolution de l’épidémie en France. S'il venait à prendre de nouvelles mesures, le gouvernement a-t-il tiré les leçons de Marseille en termes de concertation et de communication ? "Je pense, a assuré Gabriel Attal ce vendredi 2 octobre sur LCI. Cette annonce était nécessaire la semaine dernière. Là, à Paris par exemple, on a quelques jours pour discuter avec les élus locaux". Et, précise-t-il, "on a aussi un moment à mettre à profit avec les restaurateurs. On va recueillir leurs propositions pour voir dans quelle mesure on peut faire évoluer les choses".

Paris et les départements de la petite couronne pourraient passer en zone d'alerte maximale dès lundi si la progression de l'épidémie s'y confirme, a déclaré Olivier Véran. Ces jours de délai, a développé Gabriel Attal, ont été accordés "pour évaluer la situation sanitaire" et mener "une concertation avec les restaurateurs, qui pourra avoir un impact ailleurs" : "On regarde partout comment limiter les risques au maximum, a-t-il expliqué. Pour autant, assure-t-il, il n'y a pas deux poids deux mesures entre Paris et Marseille : "On assume d'avoir une stratégie territorialisée et graduée, a déclaré le porte-parole du gouvernement. Ce qu'on veut, c'est qu'il y ait le moins de formes graves" de Covid-19 "possibles, le moins d'hospitalisations".

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"Détourner le regard aujourd'hui, c'est baisser les yeux demain"

Autre sujet évoqué dans cette interview politique :  le conflit entre Eric Dupond-Moretti et les magistrats, sur lequel Gabriel Attal est longuement revenu. Il n'hésite pas à dire qu'"il y a un problème avec certaines déclarations de certains magistrats qui relèvent selon moi d'un 'délit de sale gueule'".

Concernant le discours prononcé ce vendredi matin par Emmanuel Macron sur le séparatisme, en vue d'une future loi, Gabriel Attal a estimé que celle-ci "doit nous donner les outils pour entraver ces projets séparatistes (...). Il y a une cible principale : le séparatisme islamiste. Et il peut y avoir d'autres dérives"". L'exécutif prévoit de finaliser son projet de loi d'ici la mi-octobre afin qu'il soit présenté en conseil des ministres début décembre puis discuté au Parlement au premier semestre 2021. 

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"Il y a une attente très forte dans le pays pour qu'on avance sur cette question", a assuré le porte-parole du gouvernement, se disant "confiant sur le fait de trouver une majorité au Parlement sur ce texte", car "détourner le regard aujourd'hui, c'est baisser les yeux demain".

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