Gestion de la crise sanitaire : Édouard Philippe esquisse des regrets

Edouard Philippe, ancien premier minsitre

BILAN - L'ancien Premier ministre revient sur son mandat, et regrette ses recommandations fluctuantes en début de crise, notamment concernant le port du masque.

Moins d'un an après son départ du gouvernement, Edouard Philippe dresse le bilan de sa gestion de la crise sanitaire. Invité sur Europe 1 lundi 19 avril pour promouvoir son dernier roman coécrit avec son ancien conseiller, le député européen Gilles Boyer, l'ancien Premier ministre a confié ses regrets sur certaines décisions. L'occasion de revenir sur ces mois à Matignon face à la pandémie.

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Et d'exprimer des regrets. « Quand vous prenez dix, douze ou quinze décisions par jour, vous savez que vous allez vous planter. […] Il faut accepter l’idée que parfois, on prend des décisions qui sont moins bonnes que d’autres, développe-t-il. En situation de crise, c’est presque mécanique compte tenu du nombre de décisions que vous prenez, et du fait qu’elles sont souvent fondées sur des informations incomplètes, erronées ou contradictoires. »

Un manque "de prudence et de nuance"

Parmi elles, la question des masques, dont de nombreux membres du gouvernement ont d'abord affirmé l'inutilité. Il dit regretter de ne pas avoir "formulé un peu plus de prudence ou de nuance dans un certain nombre d'avis qu'[il] répétait". "Quand on a repris la doctrine de l'Organisation mondiale de la Santé sur le port du masque, c'est parce que c'était l'Organisation mondiale de la Santé, c'est elle qui a l'expertise sur la gestion des pandémies !" se défend-il.

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Le désormais maire du Havre a ensuite évoqué l'avenir économique du pays. "Je pense que le 'quoi qu'il en coûte' était justifié et qu'il fallait, face à cette crise sanitaire, dépenser ce qui était nécessaire pour permettre au maximum de gens de passer un cap redoutablement difficile", affirme-t-il. "Mais, ma deuxième conviction est que ce 'quoi qu'il en coûte' va avoir un coût à un moment, et je ne sais pas dire à quel moment", estime-t-il. Et alors, il faudra selon lui "se fixer un chemin de maîtrise de la dépense qui dure 10 à 15 ans et qui soit rigoureusement respecté" :  "Dépenser moins, faire des réformes dont on sait qu'elles ne sont pas populaires [...] mais qui sont indispensables."

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