Covid-19 : "Il y a un chaos généralisé", reproche Alexis Corbière

Covid-19 : "Il y a un chaos généralisé", reproche Alexis Corbière

REPROCHES - Invité de Jean-Michel Aphatie vendredi 6 novembre, le député insoumis fustige le gouvernement sur sa gestion du Covid-19. Il l'accuse de n'avoir pas anticipé la seconde vague, mais aussi d'être fermé à toute discussion en la matière.

Depuis le début de la deuxième vague, de plus en plus de voix s'élèvent contre la gestion de la crise sanitaire de la part du gouvernement. Mauvaise préparation, mauvais choix, décisions prises sans concertation politique... Les reproches faits sont nombreux, alors que le pays ne cesse de battre des records de contamination et que la barre des 40.000 morts va bientôt être dépassée. Vendredi 6 novembre, le député la France Insoumise de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière prend à son tour la parole sur LCI. Il dénonce "une faute politique" de la part du gouvernement, qui n'a pas vu la deuxième vague arriver malgré les avertissements.

"Cette seconde vague, elle était prévisible. Du moins, beaucoup de gens avaient dit : attention, la manière dont nous sortons du premier confinement, sans planification, sans progressivité, crée les conditions, et nous l’avons dit nous aussi, d’une seconde vague", affirme le collègue de Jean-Luc Mélenchon. "Ce que je reproche au gouvernement, et Emmanuel Macron l’a avoué en quelque sorte dans son allocution, c'est d'avoir été 'surpris'." 

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Il n’y a eu aucune planification, aucune préparation.- Alexis Corbière, député France Insoumise de Seine-Saint-Denis

Alexis Corbière reproche notamment à Emmanuel Macron d'avoir mal géré la rentrée, en ouvrant, sans protocoles sanitaires stricts les établissements scolaires. "Pourquoi ne pas aussi proposer, si on avait prévu les choses, qu’il y ait du personnel qui soit embauché pour accompagner les lycéens et les scolaires, pour aider à faire les travaux…" regrette-t-il, en disant attendre de voir ce que donneront les aménagement annoncés jeudi 5 novembre par Jean-Michel Blanquer. Le ministre de l'Education a annoncé la mise en place d’un protocole sanitaire renforcé dans les lycées, avec davantage de cours à distance. Les épreuves d’évaluation communes de première et terminale vont par ailleurs être annulées au profit du contrôle continu.

Alexis Corbière dénonce également des "incohérences" concernant l'ouverture des commerces, qui fait actuellement débat. Selon lui, "les commerces qui respectaient des protocoles sanitaires" auraient pu ne pas fermer. "Je fais mes courses dans une grande surface où, franchement les gens sont beaucoup plus en contact que dans un petit commerce où il pourrait y avoir un protocole sanitaire", note-t-il.

Enfin, le député attribue la saturation de l'hôpital public à "l’absence de moyens supplémentaires". "Il n’y a pas eu d’ouvertures de lits, même si le président de la République avait annoncé l’ouverture de 12.000 lits de réanimation, avant qu'Olivier Véran dise l’inverse. Il y a un chaos généralisé", déplore-t-il. Et d'ajouter : "Il n'y a eu aucune planification, aucune préparation".

Actuellement, il y a une arrogance dans le macronisme qui consiste à ne pas écouter.- Alexis Corbière, député France Insoumise de Seine-Saint-Denis

Pour Alexis Corbière, les torts du gouvernement sont d'autant plus grands qu'il ne serait pas à l'écoute. "Depuis le début, mes amis et moi sommes mis de côté. Nous avons fait onze propositions de loi, je suis venu avec notre petit plan de déconfinement", lance-t-il en brandissant le petit livret qui propose notamment l'embauche d'"au moins 60 000 médecins, soignants et personnels dans l’hôpital public" et la création de "chèques alimentaires pour les 30 % les plus pauvres". "Actuellement, il y a une arrogance dans le macronisme qui consiste à ne pas écouter. Qui consiste même à confier la situation de la crise du Covid à un Conseil de défense et de sécurité, qui est un lieu dans lequel il n’y a plus aucune publicité des discussions." Lors d'une allocution à l'Assemblée nationale le 4 novembre, Jean-Luc Mélenchon a été jusqu'à dénoncer un "régime totalitaire".

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