Covid-19 : "Le gouvernement a créé une fracture numérique vaccinale", dénonce Nadine Morano

Covid-19 : "Le gouvernement a créé une fracture numérique vaccinale", dénonce Nadine Morano

L'INTERVIEW POLITIQUE – Invitée de la matinale de LCI, la députée européenne (LR) a regretté la "catastrophe" de la vaccination contre le Covid-19 en France. "Le gouvernement a créé une vraie fracture numérique vaccinale", dénonce-t-elle.

Une stratégie vaccinale qui fait débat. Invitée ce mardi de l'interview de la matinale sur LCI, la députée européenne Nadine Morano (LR) s'en est prise à la campagne de vaccination française menée par le gouvernement. "En France, nous avons seulement un peu plus d'un million de personnes qui ont reçu les deux doses", rappelle-t-elle, avant de s'appuyer sur un exemple personnel. "Quand j'étais au centre de vaccination, j'ai vu un couple de personnes âgées qui voulait s'inscrire", raconte Nadine Morano. "Ils n'arrivaient pas à avoir le centre d'appel au téléphone et ils n'avaient pas accès à un ordinateur. Sur place, on leur a répondu qu'ils ne pouvaient pas être inscrits. C'est une catastrophe."

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Pour l'ancienne ministre, la responsabilité du gouvernement est en cause. "Les personnes âgées qui n'ont pas accès à un ordinateur, qui n'ont pas d’enfants pour s'en occuper, ne peuvent pas s'inscrire (dans un centre de vaccination) alors qu'ils sont prioritaires", regrette-t-elle (voir vidéo en tête de cet article). "Le gouvernement a créé une vraie fracture numérique vaccinale." Les autorités "auraient pu envoyer une lettre à tous ceux qui peuvent bénéficier de ce vaccin pour les inscrire", à l'instar de ce qui se fait "pour le vaccin de la grippe". "La stratégie vaccinale du gouvernement est un scandale. Ils n'ont rien préparé. Du coup, nous nous retrouvons avec des gens qui ne sont toujours pas vaccinés", alors que "la vaccination permettra de réduire la transmission."

"Je demande au gouvernement de mieux protéger ceux qui risquent de faire une forme grave"

Nadine Morano déplore plus largement "la stratégie du gouvernement" durant cette crise sanitaire, avec laquelle elle n'est "pas du tout d'accord". "Les Français jugeront et ils ont vu", prévient-elle. Pour elle, il faudrait avant tout améliorer l'information dont dispose la population sur ce virus. "Je voudrais que l'on informe correctement les Français et qu'on leur dise la vérité", poursuit la députée européenne. "Je voudrais parler de l'inconscience de ce gouvernement qui ne communique pas sur ceux qui risquent d'avoir des formes graves. Ceux qui se retrouvent en réanimation sont plutôt des personnes âgées ou vulnérables. Je demande au gouvernement, je m'époumone à le dire, de mieux protéger ceux qui risquent de faire une forme grave de la maladie."

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Elle plaide notamment pour la mise en place d'une communication institutionnelle. "Est-ce que vous voyez des spots du gouvernement à la télévision ?", demande-t-elle. "Vous n'en voyez plus, alors que nous en avions toutes les deux heures au début de l'épidémie. J'en ai parlé à Monsieur Véran. Il m'a dit qu'il travaillait dessus."

Défavorable au confinement et au couvre-feu

En outre, Nadine Morano regrette les mesures prises actuellement en France pour tenter de contrôler l'épidémie. "Plutôt qu'un confinement, j'aurais aimé une meilleure protection des personnes âgées", fait valoir l'élue LR. "Plutôt qu'un couvre-feu à 18h, j'aurais aimé une amplitude horaire beaucoup plus grande dans les magasins", au lieu de "concentrer tout le monde à 17h parce qu'il faut se manier d'aller faire les courses." Elle souhaite également "que les personnes âgées et vulnérables puissent avoir des créneaux-horaires d'ouverture réservés". "Et j'ouvre les magasins jusqu'à 23h", ajoute-t-elle.

"Je souhaite surtout que l'on protège mieux les gens", indique l'ancienne élue de Meurthe-et-Moselle. "Moi, je dis à tous ceux que je rencontre 'attention, protégez bien vos grands-parents, vos arrière-grands-parents, n'approchez pas votre oncle dont vous savez qu'il a du diabète, de l'hypertension, qu'il est en surpoids', parce que ce sont des profils qui peuvent se retrouver à l'hôpital et qui font des formes graves."

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