Covid-19 : "La tendance n'est pas à desserrer la contrainte", prévient Gabriel Attal

Covid-19 : "La tendance n'est pas à desserrer la contrainte", prévient Gabriel Attal

ÉPIDÉMIE - La situation sanitaire au niveau national n'est pas bonne et le renfort des mesures attendues à Nice ne laisse pas présager une levée des contraintes, a laissé entendre le porte-parole du gouvernement lors du Grand Jury sur LCI.

Et si la récente accalmie observée en France était déjà terminée ? Alors que quasiment tous les indicateurs étaient en baisse -et notamment le taux de reproduction tombé en dessous de 1, signe que l'épidémie ralentit-, l'espoir de pouvoir lever certaines des mesures sanitaires en vigueur était dans les esprits. "Ce qu'on observe depuis 2-3 jours, c'est que les chiffres remontent un peu. Il y a une situation difficile, extrêmement fragile au niveau national", a reconnu Gabriel Attal, invité ce dimanche 21 février de l'émission Le Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro. 

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"La tendance n'est plus bonne", reconnait aussi Véran

"Aujourd'hui, la tendance n'est pas à desserrer la contrainte", a prévenu le porte-parole du gouvernement, écartant pour l'instant un allègement des restrictions. La veille, le ministre de la Santé en déplacement à Nice, où le virus circule nettement plus qu'en métropole, faisait le même constat : "La tendance sur les trois derniers jours n'est pas bonne, elle n'est plus bonne". La ville de Nice et le département des Alpes-Maritimes sont suspendus à de nouvelles mesures devant être annoncées par le préfet dans les prochaines  heures. Selon nos informations, la piste d'un confinement le week-end des communes littorales pourrait être annoncée.

"La baisse de la courbe accuse un petit ralentissement ces derniers jours", observait-on déjà vendredi dans l'entourage du président. Lors d'une visioconférence avec une vingtaine de députés, Emmanuel Macron a indiqué se donner "huit à dix jours" pour décider d'une éventuelle évolution des restrictions sanitaires, allant dans un sens comme dans l'autre. Trois semaines après avoir exclu de reconfiner la population, le chef de l'Etat doit encore faire face à un plateau épidémique très haut, avec 18.400 contaminations en moyenne chaque jour et toujours 3369 patients-covid en réanimation. "La stratégie, c'est de faire en sorte de maintenir un niveau de contaminations maîtrisé pour ne pas avoir à reconfiner", a encore avancé Gabriel Attal. 

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Attention, donc, à ne pas crier victoire trop vite : tel est le message du gouvernement tandis que ce week-end est marqué par des températures très douces. Un air printanier propice au relâchement des gestes barrières. Gabriel Attal a d'ailleurs salué les efforts fournis par les Français depuis le début de cette crise, tout en prévenant à nouveau : "C'est très difficile de vivre sous ce couvre-feu et ça va l'être d'autant plus que les jours se rallongent et la température s'adoucit".

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