Covid-19 : "Le pass sanitaire est une mesure qui divise les Français", martèle Valérie Rabault

Covid-19 : "Le pass sanitaire est une mesure qui divise les Français", martèle Valérie Rabault

CRISE SANITAIRE - À la veille de la décision du Conseil constitutionnel concernant le projet de loi sur le pass sanitaire, la députée Valérie Rabault, présidente du groupe Socialistes à l'Assemblée Nationale, a regretté cette mesure qui diviserait la France.

Invité de la matinale de LCI, la députée du Tarn-et-Garonne Valérie Rabault et président du groupe Socialistes a maintenu la position de son groupe en critiquant le pass sanitaire qui serait une mesure coercitive et qui ne permettra pas d'atteindre l'immunité collective. 

Le projet de loi est étudié par le Conseil constitutionnel sous demande du Premier ministre Jean Castex. Un recours avait également été déposé par 74 députés PS, LFI, PCF, Libertés et Territoires et écologistes.

Toute l'info sur

Variant Delta : la France face à une quatrième vague

Si la décision du Conseil constitutionnel devrait être rendue jeudi, Valérie Rabault est revenue sur les points du projet de loi sur lesquels son groupe est opposé, commentant d'abord de son manque de faisabilité. "On demande aux serveurs de café d'effectuer eux-mêmes ces contrôles, ce n'est pas leur travail, ce n'est pas leur responsabilité", a-t-elle assuré, ajoutant "il faut que l'État assume ses missions et ne les délègue pas aux autres."

Jugeant également cette mesure coercitive, la députée a confié sa crainte que le pass continue de diviser les Français. "Ça ne va pas dans le sens d'une cohésion nationale, dont on a besoin pour faire face à la crise", a-t-elle assuré. Préférant au pass sanitaire une vaccination obligatoire, Valérie Rabault a affirmé que celle-ci était plus égalitaire car "c'est une règle qui s'appliquerait à tout le monde. C'est une règle universelle et qui ne diviserait pas les Français entre eux."

Lire aussi

Commentant les manifestations anti-pass sanitaire, la députée a expliqué que celles-ci agrégeaient "les personnes contre la vaccination, celles contre le pass sanitaire [...] Cette agrégation aurait été réduite si on avait eu une vaccination obligatoire."

"Le gouvernement a commencé par des mesures coercitives sans donner de règles précises", a jugé la cheffe de file du groupe PS à l'Assemblée, qui aurait finalement souhaité privilégier plutôt la pédagogie pour convaincre les réfractaires aux vaccins. "Nous proposons que les Caisses primaires d'Assurance maladie appellent les personnes qui ne veulent pas se faire vacciner", a-t-elle ainsi avancé.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Sous-marins : le contrat américain meilleur que le français ?

EN DIRECT - Crise des sous-marins : Le Drian dénonce des réflexes d'une époque "révolue"

Crise des sous-marins : après cinq jours de silence, l'Union européenne fait bloc derrière la France

Emmanuel Macron a-t-il "dépensé entre 5 et 7 milliards d'euros en quinze jours" ?

EN DIRECT - Covid-19 : 8845 patients toujours hospitalisés, la décrue se poursuit

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.