Covid-19 : "On n'a pas le recul sur ce vaccin", se méfie Nicolas Dupont-Aignan

Covid-19 : "On n'a pas le recul sur ce vaccin", se méfie Nicolas Dupont-Aignan

INTERVIEW POLITIQUE - Invité de la matinale de LCI ce mardi, Nicolas Dupont-Aignan s'est montré inquiet face au vaccin Pfizer/BioNTech autorisé en Europe, critiquant la "pression vaccinale insupportable" dans le pays.

Il est contre un confinement mais vilipende la stratégie vaccinale. Nicolas Dupont-Aignan ne s'est pas montré tendre envers le gouvernement, mardi 22 décembre sur LCI. Pour le député souverainiste de l'Essonne, la gestion de la crise sanitaire a été "catastrophique depuis le début" pour un "ensemble de raisons". Répétant les critiques entendues tout au long de l'épidémie, sur l'organisation des masques, des tests, ou des lits d'hospitalisation, le chef de file du groupe Debout la France a préféré prendre l'Allemagne en exemple, omettant de rappeler que, face à une circulation galopante du virus, notre voisin a dû se confiner à nouveau à partir du 16 décembre et au moins jusqu'au 10 janvier. Mais s'il ne veut pas d'un confinement, l'ancien allié de Marine Le Pen à la présidentielle ne veut pas non plus d'un vaccin. Ou en tout cas pas celui proposé. 

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Plaide pour un vaccin "traditionnel"

"S'il y avait un vaccin qui permettait de sortir de cette crise, croyez-moi, je serais le plus heureux des hommes", a-t-il promis. Or plusieurs agences sanitaires - dont celle des États-Unis et celle de l'Union européenne - ont approuvé l'un de ces produits. Le vaccin Pfizer/Biontech. Pas assez pour Nicolas Dupont-Aignan pour qui ce n'est "pas un vaccin". Et de dérouler son argumentaire : "Il y a le vaccin qui utilise la méthode traditionnelle [...] et puis il y quelque chose qu'on appelle un vaccin mais qui n'est pas un vaccin, qui est de la thérapie génique". Si cette méthode consiste à introduire du matériel génétique dans des cellules pour soigner une maladie, nous rappelons qu'elle ne vient en rien modifier l'ADN

Malgré les études réalisées par les laboratoires, les contrôles par les différentes agences sanitaires, et les vaccinations déjà en cours dans plusieurs pays, Nicolas Dupont-Aignan "dénonce la précipitation" des autorités sanitaires françaises. Selon lui "les Français vont être des souris de laboratoire". "Je pense qu'on n'a pas le recul, des millions de Français en ont assez de cette pression vaccinale insupportable." Pour calmer ses inquiétudes, l'élu proche de l'extrême droite dit avoir demandé "solennellement" à l'exécutif de "prendre quelques semaines supplémentaires pour tester". "Car la défiance des Français est telle aujourd'hui qu'il n'y aurait rien de pire que de vacciner avec un produit dont on n'a pas le recul." 

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Comment expliquer une telle défiance ? Selon l'élu "les laboratoires sont plus intéressés par l'argent roi que par la santé". Preuve ultime à ses yeux que ce vaccin ne fonctionne pas, c'est que le "président de Pfizer ne veuille pas se faire vacciner". Un raccourci trompeur. Le chef du laboratoire, Albert Bourla, n'a en effet pas encore reçu le vaccin que sa société a développé. Mais il expliquait à CNBC le 14 décembre dernier qu'il ne voulait pas que les dirigeants "passent devant les autres" et donnent le mauvais exemple. Il avait ensuite précisé : "Dès que je le pourrai, je le ferai." Et ajouté qu'il envisageait même de le faire un peu plus tôt que ce qui était recommandé, "juste pour montrer la confiance de la société". Une confiance qui reste encore à gagner pour Nicolas Dupont-Aignan. 

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