"Votons en juin" : dix présidents de région s'opposent à tout report des élections régionales

Un bureau de vote, le 15 mars 2020 à Lyon.

VOTE - Dans une tribune publiée dimanche 21 mars, dix présidents de conseils régionaux demandent à ce que les scrutins se déroulent comme prévu, au mois de juin prochain.

"Les élections départementales et régionales sont un moment important du fonctionnement démocratique de notre pays. (…) Dans la période de crise que nous vivons, ces politiques sont un enjeu majeur pour notre pays." Plusieurs présidents de conseils régionaux se sont mobilisés dans une tribune publiée dans Le Figaro pour que les élections régionales se déroulent bien au mois de juin alors que la crise sanitaire empêche toute certitude sur le calendrier. 

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Un avis attendu du Conseil scientifique

"Toutes les élections sont essentielles. Ce n’est pas au Conseil scientifique de confiner la démocratie", plaident dix présidents de régions de tous bords dans cette tribune publiée dimanche 21 mars dans Le Figaro (version abonnés) : il s’agit de Renaud Muselier (LR, PACA), François Bonneau (PS, Centre-Val de Loire), Valérie Pécresse, (ex-LR, Île-de-France), Xavier Bertrand (ex-LR, Hauts-de-France), Carole Delga (PS, Occitanie), Christelle Morançais (LR, Pays de la Loire), Hervé Morin (Les Centristes, Normandie), Alain Rousset (PS, Nouvelle-Aquitaine), Laurent Wauquiez (LR, Auvergne-Rhône-Alpes) et Ary Chalus (Guadeloupe unie/LREM, Guadeloupe). 

Si les scrutins sont prévus le 13 et le 20 juin, les membres du Conseil scientifique doivent rendre un avis sur le sujet le 1er avril. Et la décision est éminemment politique avec le souvenir encore frais des élections municipales de mars 2020, dont le premier tour s’était déroulé à la veille d'un confinement strict de deux mois, en pleine vague épidémique. 

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Dans ce contexte, alors qu’aucune perspective sur le long terme n’est envisageable en cette mi-mars et que 16 départements viennent d’entamer un reconfinement de quatre semaines, les présidents de région s’interrogent : "La situation sanitaire de mars peut-elle, sous couvert d’une clause de revoyure, servir de prétexte au report d’une échéance électorale prévue en juin ?". 

Le gouvernement, lui, a l’intention de se conformer à l’avis du Conseil scientifique pour décider du maintien ou non des élections.

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