Vaccin contre le coronavirus : Véran reconnait un "manque de clarté" sur la campagne

Olivier Véran, le 27 décembre 2020.

MEA CULPA - Le ministre de la Santé a reconnu ce dimanche "un manque de clarté" à propos de la campagne de vaccination contre le Covid-19, tout en déplorant "les fausses polémiques" d'élus de l'opposition.

L'approche du gouvernement a été un peu trop frileuse. Et l'opposition s'en est donné à cœur joie de le faire savoir. Alors que la campagne de vaccination contre le coronavirus est critiquée depuis son lancement le 27 décembre, notamment pour sa lenteur, Olivier Véran a voulu amorcer un mea culpa

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Le monde commence à se vacciner contre le Covid-19

Interrogé ce dimanche 10 janvier, le ministre de la Santé a en effet reconnu des erreurs dans la communication de l'exécutif... tout en balayant d'un revers de main "l'outrance" et les "fausses polémiques" émanant de certains élus déjà "en campagne".

La faute aux anti-vaccin?

Il y a en effet eu un "manque de clarté dans la communication et l'explication de la campagne vaccinale". Une erreur que le ministre assume : "Je prends personnellement le point là-dessus." Un exercice débuté dès jeudi. Le locataire de l'avenue Duquesne avait ainsi estimé sur BFMTV avoir peut-être été "un peu trop défensif dans la façon d'aborder le vaccin", voire "un peu trop prudent". Seulement, en trois jours, son discours à quelque peu changé. Tandis qu'il réfutait jeudi l'idée selon laquelle il avait été guidé par l'opinion des anti-vaccin, particulièrement nombreux dans le pays, il envisage désormais cette possibilité. "Nous avons sans doute internalisé l'espèce de défiance générale vis-à-vis des vaccins dont on parlait en permanence sur les plateaux et dans les familles", a-t-il reconnu sur Europe 1.

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S'il a entendu les critiques, et a tenté d'y répondre, Olivier Véran a tout de même tenu à avoir un mot pour les élus de l'opposition. Comme nous l'analysions ici, certains d'entre eux ont en effet profité de la campagne de vaccination pour prendre pour cible l'exécutif, donnant à ce début d'année un avant-goût de 2022. Une stratégie décriée par le ministre, qui a dénoncé "l'outrance" et les "fausses polémiques" émanant de "certains présidents de région" ainsi que de "certains maires des grandes villes". Ils en profiteraient "pour se faire un coup de communication". Olivier Véran a notamment fustigé le président LR de la région Grand-Est, Jean Rottner, qui avait décrit un "scandale d'État". "Parler d'un 'scandale d'État' au bout de cinq jours ? Ne me dites pas qu'il n'avait pas trouvé la formule avant même que nous commencions à vacciner", a-t-il réagi. Reste à voir si cette offensive pourra convaincre la grande majorité des Français qui juge la campagne gouvernementale comme "pas assez rapide".

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