Crise grecque : sur Twitter, DSK propose ses solutions pour sortir de l’impasse

Politique

PLAN B – Aux commandes du FMI au début de la crise grecque, Dominique Strauss-Kahn a appelé, sur son compte Twitter, les Européens à accepter une suspension temporaire des paiements d’Athènes.

Il est de retour. Alors que les négociations entre la Grèce et ses créanciers semblent dans l’impasse , l’ancien directeur du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn a décidé de s'exprimer. Et c’est sur Internet qu’il a publié, ce samedi 27 juin, ses propositions pour sortir de la crise.

Et sur la Grèce, l’ancien ministre des Finances a des choses à dire : il a appelé les Européens dans une déclaration de trois pages en anglais et en français, intitulée "Apprendre de ses erreurs" et postée par l’intermédiaire de son compte Twitter, ouvert  la semaine dernière. Sa proposition : que les Européens acceptent une suspension temporaire des paiements d’Athènes.

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Dans les détails, il suggère que "la Grèce ne reçoive plus aucun financement nouveau de la part de l'Union européenne comme du FMI mais qu'elle bénéficie d'une très large extension de la maturité et même d'une réduction nominale massive de sa dette à l'égard des institutions publiques". Une décision à laquelle se sont toujours opposés les pays européens.

Les erreurs du FMI

"Cela libérera la Grèce de toutes ses obligations envers le secteur officiel (institutions officielles) pour les deux prochaines années", poursuit-il. "Cela laissera le pays dans une contrainte budgétaire difficile puisqu'il ne pourra pas emprunter sur les marchés, ne recevra plus de ressources de l'UE ou du FMI et devra donc équilibrer son budget tout seul", argumente encore Dominique Strauss-Kahn.

Le prédécesseur de Christine Lagarde à la tête du FMI reconnaît que l'institution internationale a fait des erreurs dans ce dossier et est "prête à prendre (sa) part de responsabilité". Selon lui, l'une des premières fautes est d'avoir sous-estimé la situation, la considérant comme "un problème classique de crise budgétaire et de balance des paiements", ainsi que "la profondeur des faiblesses institutionnelles de la Grèce". Il considère par ailleurs que "la nature inachevée de l’union monétaire européenne" est " à l’origine de tout le problème et aurait dû être un élément essentiel de sa solution"

Si l'idée soumise par DSK fonctionnait, la Grèce pourrait devenir "éligible à des effacements progressifs de sa dette", précise l'ancien directeur du FMI, pour qui "seule la dizaine de milliards prévus pour la recapitalisation du système bancaire devrait être versée pour permettre à la banque centrale européenne" de poursuivre son programme d'aide d'urgence. Il reconnaît néanmoins que ce "n'est pas sûr que cela marche", et appelle les autorités grecques au courage et à l'indépendance.

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