Crise migratoire : Hollande veut des "centres d'enregistrement" pour accueillir les réfugiés

Crise migratoire : Hollande veut des "centres d'enregistrement" pour accueillir les réfugiés

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MIGRANTS - Une initiative franco-allemande a été annoncé ce jeudi pour améliorer l'accueil des réfugiés et mieux les répartir en Europe. François Hollande a rendu hommage à l'enfant naufragé en Turquie dont la photo a fait le tour du monde, et aux autres victimes "qui ne sont pas photographiées".

Le couple franco-allemand main dans la main face à la crise migratoire. François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel "ont décidé de transmettre dès aujourd'hui (à l'UE) des propositions communes pour organiser l'accueil des réfugiés" en Europe, a annoncé l'Elysée jeudi. Première d'entre elles : l'instauration de quotas contraignants. Cette initiative vise notamment à "organiser l’accueil des réfugiés et une répartition équitable en Europe".

Dans le détail, ces quotas devraient concerner 120.000 réfugiés de plus que les 40.000 prévus avant l'été. "Ces hommes et ces femmes, avec leurs familles, fuient la guerre et les persécutions. Ils ont besoin de la protection internationale. Elle leur est due. Les conventions de Genève élaborées au lendemain de la guerre obligent tous les pays. L’Europe doit protéger ceux pour qui elle est le dernier espoir", a insisté l'Elysée.

La photo de l'enfant naufragé dans tous les esprits

Jeudi après-midi, François Hollande a précisé, face à la presse, que la France, l'Allemagne et leurs partenaires européens allaient "saisir le président de la Commission européenne pour mettre en œuvre une politique d'immigration et d'accueil digne, ferme et humaine". Le chef de l'Etat a mentionné la création de "centres d'enregistrement" afin "d'accueillir les réfugiés, raccompagner ceux qui n'ont pas vocation à rester sur le territoire, protéger nos frontières et agir sur les pays d'origine pour endiguer le phénomène". Ces mesures seront entérinées lors d'un Conseil des ministres de l'Intérieur de l'Union le 14 septembre.

François Hollande a également fustigé les pays européens qui "ne répondent pas à leurs obligations morales", tout en souhaitant maintenant le dialogue avec eux. Alors que chacun avait encore en tête  la photo de l'enfant décédé sur une plage de Turquie , le président lui a rendu hommage : "Un enfant de 3 ans, son frère à peine plus âgé, d'autres familles que nous ne voyons pas. Je pense aux victimes qui ne sont pas photographiées, aux victimes futures si nous ne faisons rien."

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