Dans une tribune sur Facebook, Manuel Valls répond aux critiques de laxisme

Dans une tribune sur Facebook, Manuel Valls répond aux critiques de laxisme

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POINT DE VUE - A quelques heures d'un déplacement en Isère, après les événements de Moirans, Manuel Valls a publié, sur Facebook, une longue tribune sur le thème de la sécurité. Une manière de répondre aux critiques de "laxisme"que lui adresse la droite de manière insistante depuis plusieurs semaines.

Le Premier ministre a choisi Facebook pour s'exprimer sur la sécurité à la veille d'un déplacement en Isère suite aux violences qui se sont déroulées il y a deux semaines à Moirans. Manuel Valls a ainsi répondu jeudi soir, dans une tribune publiée sur le réseau social, aux critiques de laxisme martelées par la droite. Citant "des images et des faits" qui "ont, ces dernières semaines, interpellé nos concitoyens : les violences à Air France ; les scènes d’émeutes de Moirans ; une fusillade mortelle à Marseille ; un violent règlement de compte en marge d’une fête foraine, à Clermont-Ferrand…", le Premier ministre a revendiqué la "constance" du gouvernement "pour renforcer l'autorité".

N'hésitant pas à convoquer les philosophes Hannah Arendt ou Hobbes, Manuel Valls évoque l'insécurité du quotidien, qui commence par les incivilités jusqu'aux actes criminels les plus graves, mais aussi "un monde en pleine transformation, face à des Etats-nations percutés de plein fouet par la mondialisation, (dans lequel) les individus éprouvent un besoin de sécurité".

Manuel Valls attaquent "ceux qui singent l’autorité"

En réponse à ses détracteurs, le chef du gouvernement fustigent l'attitude de "ceux qui singent l’autorité, la dénaturent, versent dans le seul autoritarisme, par l’agitation des mots et la facilité des postures. C’est toujours l’attitude de l’extrême-droite. C’est souvent, et de plus en plus, l’attitude d’une partie de la droite, qui lui court après". Et de rappeler les suppressions de postes dans la police, la gendarmerie, l'Education nationale et la Justice qui ont eu cours durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy avec lequel les échanges, par médias interposés, ont été vifs ces dernières semaines.

L'ex-chef de l'Etat, dans une interview publiée mardi, avait notamment estimé qu'il n'y avait "plus d'autorité de l'Etat en France" et critiqué la géolocalisation de son téléphone par un juge d'instruction marseillais enquêtant sur l'affaire Air Cocaïne.

"Oui, les impôts ont trop augmenté"

Face à ce bilan, Manuel Valls oppose la création de "60,000 postes d’enseignants en cinq ans", ainsi que "5 300 postes supplémentaires de policiers et de gendarmes en cinq ans" et "3 100 postes supplémentaires de magistrats et agents pénitentiaires".

Autant de renforcement des effectifs qui a un coût. Sur ce point, Manuel Valls reconnaît qu'"il y a une rupture de confiance entre les Français et l’impôt. Oui, les impôts ont trop augmenté", affirme-t-il, fustigeant, là encore, "le fait de la majorité précédente". Le Premier ministre met ainsi en avant les "baisses d’impôt sur le revenu des classes moyennes et populaires" qui concerne 12 millions de foyers. Quant au chômage, Manuel Valls fait valoir les 40 milliards d'euros consacrés au soutien de la compétitivité des entreprises, soulignant les chiffres encourageants de septembre. Au cours de ce mois, Pôle emploi a enregistré 24.700 demandeurs de moins, la plus forte baisse de chômeurs depuis huit ans. Le taux de chômage n'est cependant plus repassé sous la barre des 10% depuis trois ans.

EN SAVOIR + >> Moirans sous haute tension

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Posté par Manuel Valls sur  jeudi 5 novembre 2015

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