David Pujadas : "On a un travail d’équilibre, de précision, de fluidité à faire pour ce dernier débat de la primaire de la droite"

DirectLCI
PRÉPARATION - Ce jeudi 24 novembre, Alain Juppé et François Fillon se feront face pour le dernier débat de la primaire de la droite, avant les votes de dimanche qui détermineront lequel des deux représentera Les Républicains à l'élection présidentielle de 2017. Gilles Bouleau et David Pujadas étaient invités dans "La Médiasphère" pour expliquer comment bien préparer un tel débat.

Ce jeudi 24 novembre à partir de 21h, TF1 et France 2 diffuseront "Le grand débat de la primaire", lors duquel Alain Juppé et François Fillon feront face à David Pujadas et Gilles Bouleau pour ce dernier tour de la primaire de la droite. Les deux hommes politiques répondront aux questions des deux journalistes et se pencheront sur l'avenir des Français, de la France et de sa place en Europe, quelques jours avant le vote qui déterminera lequel de ces deux candidats représentera Les Républicains à l'élection présidentielle de 2017. Mais comment prépare-t-on un tel duel décisif ? Pujadas et Bouleau étaient les invités de Christophe Moulin ce mercredi 23 novembre dans "La Médiasphère".


"On n'a pas de pression supplémentaire, explique Gilles Bouleau. On est assez protégé, on est vraiment dans l’artisanat du débat, comment on va le faire, comment on va l’équilibrer, comment on va l’arbitrer, comment on va le modérer". Et de continuer : "La préparation est vitale. Pour le premier débat on est enfermé à la plaine Saint-Denis avec Alexis Brézet, Élizabeth Martichoux, les gens de RTL, du Figaro… Avec toutes les ressources de TF1, et on a bossé les dossiers, le fond, les questions, la grammaire, le vocabulaire des questions, la longueur des questions. On a vraiment travaillé dans le détail, la répartition. On a fait du point de croix en résumé et après il y a l’imprévu qui arrive, mais au moins nous avions essayé de tout prévoir."

La cohésion d’une équipe est essentielle David Pujadas

David Pujadas explique qu'il est important que les deux candidats puissent s'exprimer de la même manière :  "On va modérer ce débat modérément, on va les laisser s’expliquer parce que c’est une explication qu’on attend, sur tous ces sujets qui sont sur la table depuis 3 jours. Simplement, on a un travail d’équilibre à faire, de précision, de fluidité tous les trois. La cohésion d’une équipe est essentielle à la réussite de ce genre de débat, donc nous on est surtout attaché à ça. C’est un artisanat, c’est prévoir les choses et prévoir la répartition des questions."


Et d'ajouter que les discours des deux candidats doivent être les plus clairs possible : "On va aborder ce duel de la manière la plus simple possible. Il y a deux ou trois impératifs dans un débat comme celui là : celui d’éclairer au maximum le téléspectateur sur les propositions des candidats. A ce stade de la primaire on les connaît déjà mais on est obligé d’y revenir. Et il y a aussi la clarification de leurs différences, de leurs divergences, d’approche, d’appréciation, de programme ".

C'est un exercice passionnant pour ces hommes politiquesGilles Bouleau

Il y a des règles à respecter pour le bon déroulement de ce "duel", comme l'explique Gilles Bouleau : "On va expliquer les règles du jeu, comme une rencontre sportive. Il y aura une équité du temps de parole, l’égalité sera aussi parfaite que possible à quelques secondes près. Ils auront 1 min 30 chacun pour faire une déclaration. Tout ça est tiré au sort dans la parfaite transparence et équité, mais après on laissera vivre le débat, avec malgré tout l’envie de ne pas se laisser déborder. Chaque réponse devra durer à peu près deux minutes. C'est un exercice passionnant pour ces hommes politiques. Et cet exercice de clarification a été loué par les téléspectateurs, citoyens et électeurs, ils se sont dit ‘wow, c’est intéressant’".


Pour David Pujadas, il n'y a pas de raison que ce débat se passe mal, et assure que jusqu'ici, tout s'est bien déroulé pour cette primaire : "La règle du jeu est bien respectée. Ce sont des interlocuteurs que nous connaissons, avec qui nous avons des relations professionnelles, pas amicales évidemment. Lors du débat il y aura de grands chapitres, avec des questions à l’intérieur, et ils n’en savent rien avant qu'il ne commence. Des fois l’entourage essaye de nous faire cracher le morceau, mais là honnêtement ça ne se passe pas comme ça".

Lire aussi

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter