De Rugy réagit à la pétition "l'Affaire du siècle" : "La question du niveau de la taxe carbone sera posée en janvier"

Politique
RÉPONSE - Dans une interview au Parisien à paraître ce mercredi, le ministre de la Transition écologique et solidaire réagit à la pétition gigantesque qui vise à forcer l'Etat à lutter contre le dérèglement climatique. Le successeur de Nicolas Hulot se dit "déjà au travail" pour répondre à l'urgence climatique tout en refusant l'idée que la Justice demande des comptes à l'Etat.

"Ce n’est pas dans un tribunal qu’on va faire baisser les émissions de gaz à effet de serre" : telle est la réponse apportée par François de Rugy à la pétition géante (1,7 million de signatures en moins d'une semaine) baptisée l'Affaire du siècle. Interrogé par nos confrères du Parisien dans un entretien à paraître mercredi 26 décembre, le ministre de la Transition écologique et solidaire a donné son point de vue sur ce projet de quatre associations d'attaquer l'Etat français en justice pour non-respect de ses engagements dans la lutte contre le dérèglement climatique.

Une pétition pour le climat, oui je signe. Une pétition pour attaquer l’État, nonFrançois de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, dans un entretien au Parisien

"Une pétition pour le climat, oui je signe. Une pétition pour attaquer l’État, non. D'ailleurs, il s’agit plus d’un levier d’action politique que d’un réel recours en justice. Les ONG sont dans leur rôle d’aiguillon de l’opinion… Mais ce n’est pas dans un tribunal qu’on va faire baisser les émissions de gaz à effet de serre. Ce n’est pas à des juges de forcer le gouvernement à prendre une loi, ce n’est pas le sens de nos institutions", a-t-il déclaré au journal, se refusant cependant à rejeter le contenu de ce texte dans son ensemble. Le ministre, qui se dit "agréablement surpris [...] heureux que les citoyens s’expriment pour lutter contre le dérèglement climatique", s'engage d'ailleurs à "répondre point par point" à cette pétition. et assure que le gouvernement est "déjà au travail".


Notamment questionné sur le mouvement social des Gilets jaunes, le ministre émet "hypothèse que le succès de cette pétition pour le climat est peut-être aussi une réplique aux mouvements des Gilets jaunes qui parlent parfois de l’écologie comme d’un problème". Il a également laissé la porte ouverte un retour prochain de la hausse de la composante carbone de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques et finalement annulée à la dernière minute pour 2019 : "Cette question sera [...] posée, pas dans cinq ans ou dans dix ans, mais dans le débat qui commence en janvier".

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