Débarquement : Jean-Pierre Raffarin "ne croit pas" que Donald Trump aurait envoyé des soldats pour sauver l'Europe

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HISTOIRE-FICTION - Interrogé jeudi sur CNews au sujet de la présence de Donald Trump aux commémorations du Débarquement, l'ancien sénateur LR Jean-Pierre Raffarin a estimé que le président américain, à l'époque, n'aurait pas aidé la France et ses alliés. Le temps de l'alliance "est peut-être fini", a-t-il ajouté.

Un peu de politique-fiction à l'occasion des commémorations du Débarquement de Normandie, ce jeudi 6 juin. Interrogé par Jean-Pierre Elkabbach, sur CNews, au sujet de la présence de Donald Trump dans le Calvados, l'ex-sénateur LR Jean-Pierre Raffarin a estimé que l'actuel président américain n'aurait pas envoyé de soldats pour sauver l'Europe.

"Aurait-il envoyé des GI's combattre les nazis sur le front européen" ? a demandé Jean-Pierre Elkabbach. "Je ne crois pas", a répondu l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac. "Aujourd'hui, s'il y avait besoin de l'Amérique, je ne suis pas sûr qu'elle serait au rendez-vous." 

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"Ceux qui étaient des alliés sont des adversaires"

Pour Jean-Pierre Raffarin, le "temps de l'alliance" symbolisé par les commémorations du Débarquement "est peut-être fini". "Il y a un malaise. On a l'impression que l'actualité tourne le dos à l'histoire. Ceux qui étaient nos alliés, qui avaient fait avec nous la conquête de la liberté, sont souvent des concurrents et des adversaires", a-t-il ajouté. 

En cause, selon lui, les prises de position de Donald Trump sur l'Europe. "Les Etats-Unis en veulent à l'Europe. Il jouent quotidiennement contre l'euro. Ils soutiennent le Brexit. Donald Trump a tenu des propos inacceptables en parlant de l'Europe comme de chaînes pour le Royaume-Uni." Et de conclure que les Etats-Unis sont "un allié de l'histoire, mais pas forcément de l'avenir". 

Lors de sa conférence de presse commune avec Emmanuel Macron, Donald Trump a été interrogé sur le sujet du Débarquement par un journaliste. "Le referiez-vous ?", lui a-t-on demandé. "Oui, bien sûr", a-t-il tranché.

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