Débat de la primaire de la droite : la "nostalgie", la "revanche", la "déprime"... quand NKM tacle ses concurrents

PIQUE - Les candidats à la primaire de la droite et du centre ont débattu ce jeudi soir. Nathalie Kosciusko-Morizet en a profité pour étriller les projets de ses adversaires, caractérisés, selon elle, par "la revanche", "la nostalgie" ou encore "la déprime".

Jeudi soir se tenait le dernier des trois débats avant le premier tour de la primaire républicaine. L'ultime occasion pour les sept candidats de faire passer leurs messages auprès des téléspectateurs. Si les échanges d'idées ont été vifs, les piques et attaques ont également redoublé. Mention spéciale à Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a porté le coup de grâce dans son mot de conclusion.


Un discours qui a d'abord surpris quand la candidate a admis qu'elle ne remporterait pas la primaire. "Tous mes concurrents ici proclament ou ont proclamé à un moment ou à un autre qu'ils allaient gagner la primaire quand bien même ils savaient que c'était faux. Alors, pour ma part, je sais que ce ne sera pas le cas". 

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Puis, la députée de l'Essonne décline les profils de ses concurrents, dans une tirade aussi acerbe qu'inattendue. "Il y a plusieurs projets qui sont proposés. Il y a la revanche, la nostalgie, la déprime, un renouveau qui voudrait se limiter à changer les hommes... Moi je propose un autre projet". 


Si NKM ne cite nommément aucun de ses rivaux, la petite devinette n'est pas difficile. La "revanche" se dessine sous les traits d'un Nicolas Sarkozy, ancien chef d'État, rêvant une nouvelle fois de rejoindre l'Élysée. 


Enfin qui de plus "nostalgique" qu'un Alain Juppé, le candidat qui évoque les enseignes Prisunic, une chaîne de magasins de proximité disparue depuis... 2002 !

Quid du "déprimé" ? On pourrait le reconnaître derrière l'étiquette austère que porte depuis toujours l'ancien Premier ministre François Fillon. On peut aussi reconnaître dans le "renouveau qui voudrait se limiter à changer les hommes" une charge contre Bruno Le Maire, l'énarque qui souhaite casser son image de technocrate en supprimant notamment l'ENA. 


Et NKM elle-même ? La députée de l'Eure entend bien incarner, elle, une forme de renouveau. Même si, sur de nombreux points - suppression de l'ISF, report de l'âge légal de départ à la retraite, réduction des dépenses publiques... - elle rejoint les positions défendues par ses rivaux. 

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