Primaire des écologistes : à rebours de 2017, les candidats écartent tout désistement à la présidentielle

Primaire des écologistes : à rebours de 2017, les candidats écartent tout désistement à la présidentielle

DÉBAT - Interrogés sur les alliances possibles à l'élection présidentielle de 2022, trois des cinq candidats à la primaire écologiste ont exclu de s'effacer au profit d'une autre formation politique, comme cela fut le cas en 2017. "L'écologie ne se dilue pas dans les autres forces politiques", a résumé Yannick Jadot lors du débat sur LCI mercredi soir.

Il y a aura, quoiqu'il arrive, un candidat écologiste au premier tour de l'élection présidentielle de 2022. C'est ce qu'ont martelé en substance trois des cinq candidats à la primaire écologiste, interrogés sur de possibles alliances, lors du débat organisé mercredi 8 septembre sur LCI, en partenariat avec Le Figaro et Loopsider. 

On se souvient que le candidat écologiste d'alors, Yannick Jadot, s'était éclipsé durant la campagne de 2017 au profit du socialiste Benoît Hamon. Une alliance qui n'avait pas empêché un effondrement de ce candidat, éliminé dès le premier tour avec un score historiquement bas.

Toute l'info sur

Les débats de la primaire écologiste sur LCI

Une leçon que les écologistes n'ont pas oublié quatre ans après. À commencer par le premier intéressé, Yannick Jadot, à nouveau candidat à la candidature. "L’écologie que je veux porter, c’est une écologie qui ne se dilue pas dans les autres forces politiques. L’expérience de 2017 l’a prouvé", a reconnu l'eurodéputé. "Je ne veux pas être sur une écologie minoritaire." 

Interrogé sur une possible alliance avec Anne Hidalgo, qui lancera sa candidature dimanche, il a estimé que "c’est derrière un projet écologiste que peut se faire un rassemblement, personne d’autre n’a notre cohérence". Ajoutant : "Anne Hidalgo, Stéphane Le Foll, Arnaud Montebourg... Les socialistes ont mis des gens un peu partout. Qu’ils fassent leur primaire... Je ne vois pas de ligne sérieuse, cohérente sur l’écologie." 

"Les seuls en capacité de fédérer"

Deux autres postulants à la candidature écologistes étaient sur la même ligne : Delphine Batho et Eric Piolle. Pour la première, ancienne ministre socialiste de François Hollande, il faut "porter l’écologie au pouvoir et mettre fin à une situation où l’écologie était une force d’appoint, être capable de gouverner la France". "Je n’envisage aucun scénario dans lequel il n’y a pas de candidature écologiste au premier tour de 2022", a-t-elle tranché, estimant que cette candidature précédait toute alliance avec d'autres forces politiques. 

"Nous avons montré lors des dernières élections que nous étions les seuls en capacité de fédérer", a pour sa part estimé le maire de Grenoble, vantant "l'arc humaniste" qu'il est parvenu à mettre sur pied lors des municipales de 2014 et de 2020. Dans cette alliance qu'il souhaite, "il y a des écologistes de toujours, des socialistes, des gens qui ont espéré en Jean-Luc Mélenchon en 2017, qui ont cru dans le macronisme. Et qui voient dans notre projet de société un projet de justice, cohérent. C’est cet espace que nous cherchons à rassembler."

Lire aussi

Réputé compatible avec certaines idées défendues par Jean-Luc Mélenchon, Sandrine Rousseau a de son côté évacué la question des alliances, plaidant pour "aller chercher les personnes qui se sont détournées de la politique", évoquant les abstentionnistes lors des régionales. "Il faut renouveler la manière de faire de la politique, le discours. Une fois que ce mouvement sera levé, on verra qui est prêt à sortir des pesticides sous ce mandat", a-t-elle indiqué.  

Enfin, Jean-Marc Governatori, qui co-dirige avec Corinne Lepage le mouvement écolo-centriste Cap Ecologie, a indiqué, à rebours de ses concurrents, qu'il envisagerait une alliance beaucoup plus large s'il devait être désigné lors de la primaire. "On a des candidats qui veulent rassembler la gauche, moi je veux rassembler les écologistes", a-t-il lancé. "Le gros avantage d’être écologiste centriste, c’est que vous travaillez avec tout le champ électoral", a-t-il ajouté. Avant d'être retoqué par ses adversaires. Et notamment Sandrine Rousseau, cinglante : "Jean-Marc Governatori ne gagnera pas cette primaire, je suis désolée de le dire, et je pense que c’est bien pour tout le monde."

En vidéo

La passe d'armes entre Sandrine Rousseau et Jean-Marc Governatori

Retrouvez ici l'intégralité du débat entre les cinq candidats à la primaire écologiste passé au crible de nos Vérificateurs.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Crise des sous-marins : Paris annule une réunion entre les ministres de la Défense français et anglais

L'Australie avait de "profondes et sérieuses réserves" concernant les sous-marins français, riposte son gouvernement

EN DIRECT - Covid-19 : le nombre d'hospitalisations en baisse de 11% sur une semaine

"Cet épisode va laisser des traces" : après la crise des sous-marins, la France peut-elle quitter l'Otan ?

Emmanuel Macron a-t-il "dépensé entre 5 et 7 milliards d'euros en quinze jours" ?

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.