Déclaration de Benzema : pour Sarkozy, le responsable... c'est Hollande

Politique
POLITIQUE - En déplacement à Nice, Nicolas Sarkozy a confié à RTL que les déclarations de Karim Benzema à l'encontre de Didier Deschamps dans le journal espagnol Marca, "relevaient" de la responsabilité de François Hollande. Selon lui, le gouvernement a trop joué "le communautarisme".

Forcément, la déclaration de Karim Benzema sur "la partie raciste de la France" n'a pas pu le laisser indifférent. Et comme la situation de l'attaquant du Real Madrid n'avait eu de cesse d'être commentée, aussi bien par Manuel Valls et Patrick Kanner côté gouvernement que par l'extrême droite, elle ne pouvait pas échapper à Nicolas Sarkozy, le candidat non-déclaré pour l'investiture de Les Républicains en vue de la présidentielle (quand bien même il avait critiqué l'interventionnisme du Premier ministre sur le sujet).

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"Quand on flatte le communautarisme..."

Le 1er juin, alors que les déclarations de Karim Benzema dans le journal espagnol Marca ont fait grand bruit, Nicolas Sarkozy a réagi en marge de la réunion du Parti populaire européen, à Nice, où RTL a recueilli ses déclarations. Fan de football et fin supporter du PSG, l’ancien chef d’Etat a trouvé "désolant pour le sport" que l’attaquant du Real Madrid déclare publiquement que Didier Deschamps s’était "plié à une partie raciste de la France" en ne le sélectionnant pas pour l’Euro 2016.

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Mais au-delà du seul cas de Benzema, Nicolas Sarkozy n'a pas laissé passer l'occasion de glisser un taquet à François Hollande : "Quand on flatte le communautarisme et les communautés, dès qu'il y a un problème, dès qu'un mot est prononcé, alors on ne peut pas parler d'islam sans être 'islamophobe', on ne peut pas parler d'immigration sans être 'raciste', on ne peut pas parler d'Europe sans être 'europhobe'..."

En campagne anti-Hollande

Conséquences de cette position ? "Ces déclarations insensées de Karim Benzema, de Jamel Debbouze et de ce pauvre monsieur Cantona." Et l'ancien chef de l'Etat de terminer : "Si chacun se concentrait sur ce dont il est le spécialiste, ça permettrait de perdre moins de temps dans le débat public français." Transmis à celui qui s'est pleinement investi dans l'attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar.

Ainsi, le candidat-non-candidat tient l’exécutif pour responsable de la situation, lui qui aurait "poussé les Français les uns contre les autres". En outre, le président de la République jouerait avec "le communautarisme", ce qui impliquerait désormais que l’on ne pourrait plus s’exprimer librement sans être taxé de raciste.

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