Les tests avant les fêtes ne sont pas "un totem d'immunité", prévient Olivier Véran

Jean Castex a aussi annoncé le début des campagnes de test massives au Havre à Saint-Étienne, à Roubaix et dans les Ardennes. Un sondage nous apprend qu'un Français sur quatre au moins voudrait se faire tester avant Noël. Comment faire ?

COVID-19 - Lors du point épidémique hebdomadaire, ce mercredi 10 décembre, le ministre de la Santé a mis en garde contre un recours massif à des "tests de confort" avant les fêtes de fin d'année.

Le ton est ferme et sans ambage. Ce jeudi 10 décembre, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a appelé les Français à éviter de recourir à l'utilisation massive de tests de Covid-19. Alors que les fêtes de Noël approchent, certains sondages indiquent que 25% de la population voudraient se faire tester avant de se réunir en famille. Un engouement qui inquiète le gouvernement. "S'il vous plaît, n'utilisez pas le test comme une sorte de totem d'immunité, c'est risqué pour vous, c'est risqué pour vos proches et pour tous ceux qui auront réellement besoin de se faire tester, parce qu'ils sont malades symptomatiques ou cas contact avant la période de Noël", a-t-il prévenu. 

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Pourquoi Olivier Véran met-il en garde contre ces "tests de confort" ? Plusieurs raisons à cela. Tout d'abord, le gouvernement redoute que les laboratoires soient pris d'assaut par des Français à la recherche d'un "passeport" pour les fêtes. "Il faut éviter l'engorgement des laboratoires, des pharmacies, des médecins qui réalisent des tests. Si 20 millions de personnes voulaient se faire tester avant le repas de Noël, aucune structure sanitaire au monde ne serait capable d'y faire face, pas plus la structure sanitaire française", a lancé le ministre de la Santé. Il en a aussi profité pour rappeler que la France était l'un des pays qui teste le plus actuellement.

Un risque de surprotection - Olivier Véran, ministre de la Santé

Mais dans certains cas, surprotection rime avec risque de contamination. En effet, à trop vouloir anticiper, les Français pourraient s'exposer davantage au virus. Un test négatif quelques jours avant Noël ne garantit pas d'être non-porteur du virus le soir du 24 décembre. Olivier Véran a donc souligné qu'il y a "un risque de surprotection, surtout quand on n'est pas symptomatique."

En plus de cela, un test négatif en poche peut encourager des comportements moins précautionneux. Voilà un autre effet pervers du recours massifs aux tests. "Le danger serait que vingt personnes (...) qui ont prévu de partager un repas pour Noël, décident de se faire tester et en confiance, se retrouvent à table, arrêtent les gestes barrières, ne portent pas le masque, partagent le même foyer pendant plusieurs jours avec des personnes fragiles, pensant ne rien risquer, alors qu'en réalité, le virus est là et que le risque de transmission est réel", a prévenu le ministre de la Santé. En d'autres termes, la prévention ne repose pas sur un test négatif, mais plutôt sur le respect des gestes barrières. 

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Selon Olivier Véran, les conditions requises pour se rendre dans un laboratoire sont claires : "Si vous avez un doute ou si vous êtes amené à vous rendre auprès d'une personne vulnérable, comme en Ehpad par exemple, vous pouvez évidemment vous faire tester."

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