Distanciation dans les transports : Elisabeth Borne envisage des "sanctions" et des "fermetures de stations"

Distanciation dans les transports : Elisabeth Borne envisage des "sanctions" et des "fermetures de stations"
Politique

INVITEE POLITIQUE - Invitée ce lundi 4 mai d'Elizabeth Martichoux, Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, répond aux questions sur les transports en commun, à une semaine du déconfinement progressif fixé par le gouvernement.

A une semaine du déconfinement progressif annoncé par le gouvernement, nombreux sont ceux qui expriment leurs réticences, à commencer par les transporteurs publics estimant ne pas avoir "les moyens humains et matériels" pour mettre en place les gestes barrières souhaités par le gouvernement. 

Aussi, quelle réponse leur apporter ? "Les réponses seront apportées au cas par cas, dans chacun des territoires, avec ses propres spécificités" assure Elisabeth Borne ce lundi. "Le métro de Paris n'aura pas la même réponse que le tramway de Valenciennes. Dans chaque agglomération, chaque région, le travail est en cours, il y aura bien des réponses" en cours de semaine. Reste que, "dans certains cas, nous n'excluons pas de fermer certaines stations pour pouvoir s'assurer que le flux d'entrée dans les transports en commun est bien maîtrisé."

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Dans leur lettre adressée à Edouard Philippe, les principaux opérateurs redoutent des "troubles à l'ordre public". Pour Elisabeth Borne, "les règles de distanciation sociale s'imposeront à tous" : "Les Français ayant respecté le confinement comprendront qu'il y a des règles à respecter pendant le déconfinement. C'est une responsabilité collective. Il faut prévoir des contrôles et, pour ceux qui ne respectent ces règles, des sanctions."

"On sera aux côtés de la SNCF"

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Samedi, le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, avait évoqué un manque à gagner de déjà deux milliards d'euros en raison de la crise sanitaire, en raison d'un service minimum, auquel s'ajoute un milliard d'euros de trou lié à la grève des transports en décembre-janvier et, craignant que la situation financière de la SNCF - qui cumulait une dette de quelque 35 milliards d'euros début 2020 - ne s'aggrave, il en a appelé à l'Etat actionnaire. 

Si Jean-Baptiste Djebbari a affirmé ce dimanche ne pas avoir de "vision suffisamment précise pour rentrer dans ce type de discussion avec la SNCF", Elisabeth Borne ne ferme pas la porte ce lundi : "On sera aux côtés de la SNCF (...) On a dit de façon générale que l'on soutiendrait nos entreprises, nos emplois... l'Etat a répondu présent quand la SNCF était en grande difficulté". Ainsi, "on va avec les dirigeants de la SNCF et le secrétaire d'État en charge des Transports Jean-Baptiste Djebbari, trouver des solutions pour que cette entreprise indispensable pour bon nombre de Français puisse continuer à rendre le meilleur service aux Français (...) et donner les moyens à la SNCF de poursuivre son programme d'investissement."

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