Intermittents, tournages, programme de commandes publiques… le plan pour la culture d'Emmanuel Macron

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Politique

CULTURE - "Année blanche" pour les intermittents, fonds d'indemnisation pour les tournages, "grand programme de commandes", … Emmanuel Macron s'est penché ce mercredi sur le sort du monde culturel. Une série de mesures qui doit aider ce secteur laminé par la pandémie.

C'est l'un des secteurs les plus impactés par l'arrêt du pays. En souffrance, le monde de la culture avait appelé à l'aide. Estimant que "la culture a un rôle à part", Emmanuel Macron a tenté de répondre à ces inquiétudes ce mercredi 6 mai en exposant son plan pour la culture.  Au cours cette visioconférence organisée depuis l'Elysée, le chef de l'Etat a appelé les acteurs du secteur à "ne plus subir, mais à enfourcher le tigre".

"Refonder" l'ambition culturelle

Si le président de la République a rappelé que les événements rassemblant plus de 5000 personnes n'auraient pas lieu cet été, il a aussi estimé que cela ne devait pas empêcher "les créations" de revenir à partir du 11 mai. Mais cela doit se faire avec un "public réduit" et en "s'adaptant aux contraintes", pour que  le coronavirus ne re-circule pas à toute vitesse. "On doit pouvoir rouvrir les librairies, les musées sans qu'il y ait trop  de brassages, les disquaires, les galeries d'art", a énuméré le chef de l’Etat, pour qui les théâtres doivent eux-aussi pouvoir "commencer" à fonctionner et répéter, en  précisant qu'un "point" serait organisé "fin mai et début juin".

Selon lui, l'important est désormais surtout de"réinventer" la saison à venir, la "penser différemment". Disant faire confiance au "génie français", qu'il a décrit comme étant "le bon sens de la créativité", Emmanuel Macron a donc appelé à "refonder une ambition culturelle".

Des aides pour les intermittents

Mais que faire des travailleurs de ce secteur qui se retrouvent désormais sans contrats ? Le chef de l'Etat a évoqué pour y répondre la mise en place d'une "plateforme" de mise en relation entre des villes et des écoles et des intermittents du spectacle. Elle donnera la possibilité pour ces derniers de prendre en charge "une ou deux après-midi par semaine" selon leur envie, du "temps périscolaires" payé par l'Education nationale. Au-delà de cette solution, Emmanuel Macron a plaidé pour une "année blanche" pour ces travailleurs, qui pourront donc prolonger leurs droits jusqu'en août 2021. 

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Ces aides ne seront cependant pas toujours nécessaires selon le locataire de l'Elysée, qui s'est dit convaincu qu'il allait "donner suffisamment confiance" pour qu'ils n'en aient "pas besoin". "On va donner, avec beaucoup de projets, les heures" qui permettront aux intermittents de "ne pas activer ces dispositifs", a-t-il dit après une réunion avec des artistes de divers secteurs. "Je veux qu'on lance un grand programme de commandes publiques", a ainsi déclaré le président de la République. En clair, "mettre le paquet", "que ce soit pour les métiers d'art, les spectacles vivants, la littérature, les arts plastiques". "Je pense en particulier aux créateurs de moins de 30 ans", a-t-il précisé. 

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Déconfinement : le monde de la culture inquiet

Des tournages qui ne reprendront pas "avant fin mai"

Si Emmanuel Macron a estimé qu'une forme de reprise de l'activité était possible pour certains secteurs,  la situation n'est pas la même pour les tournages. Il sera "très dur" de les reprendre "de manière concrète" avant fin mai, a ainsi annoncé Emmanuel Macron. Il a cependant tenu à rassurer le milieu du 7ème art, évoquant un "un fonds d'indemnisation temporaire" pour les tournages qui ont été stoppés, annulés ou reportés. 

L'Elysée veut que le secteur, l'Etat et les assureurs s'organisent pour l'indemnisation "au cas par cas" pour les séries et les tournages annulés. 

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