Delevoye mis en cause pour un quatorzième "oubli" et une gestion trouble des chauffeurs et secrétaires du Cese

Delevoye mis en cause pour un quatorzième "oubli" et une gestion trouble des chauffeurs et secrétaires du Cese
Politique

TRANSPARENCE - "Le Parisien" révèle que Jean-Paul Delevoye n'a pas déclaré à la HATVP la rémunération perçue pour la présidence du Conseil économique, social et environnemental (Cese) entre 2014 et 2015. Le quotidien relève également qu'il a utilisé des moyens de l'institution à des fins personnelles ou pour sa mairie de Bapaume.

Nouvelles révélations concernant Jean-Paul Delevoye, au lendemain de l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet de Paris. Le Parisien révèle ce vendredi qu'à son entrée au gouvernement l'ancien haut-commissaire aux retraites n'a pas déclaré à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) sa rémunération entre 2014 et 2015 en tant que président du Conseil économique, social et environnemental (Cese).

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Le quotidien explique qu'entre septembre 2014 et mi-novembre 2015, il a touché 6330,32 euros net par mois dont 1866,60 euros d'indemnité, 56 euros d'indemnité de résidence, 1922,60 euros d'indemnité représentative de frais de conseiller, 3845,20 euros d'indemnité représentative de frais de président. Au total, il a donc omis de déclarer 90.000 euros net pour cette période.

Le Parisien révèle également les pratiques peu éthiques de Jean-Paul Delevoye à la tête du Cese. Elles sont consignées dans un rapport "fantôme" commandé en 2013 par le Cese au cabinet Technologia pour évaluer les risques psychosociaux parmi les agents depuis l'arrivée de Delevoye à la tête de l'assemblée en 2010. Il évoque qu'"un certain malaise quant à une confusion des missions et des moyens due à la détention en parallèle d'un mandat électif par le président a également été relevé".

Deux chauffeurs à disposition personnelle de Delevoye

Selon les informations du Parisien, cette phrase fait notamment référence à l'utilisation de chauffeurs du Cese pour faire des aller-retours entre Paris et Bapaume (Pas-de-Calais), ville dont Jean-Paul Delevoye était maire jusqu'en 2014. Sur les huit, deux étaient affectés au haut-fonctionnaire, et bénéficiaient d'un traitement particulier : une semaine de travail pour une semaine de vacances, un salaire de 2000 euros, une prime de chauffeur du président de 800 à 1000 euros, et ils étaient nourris et logés lorsqu'ils étaient à Bapaume. D'autres témoignages font également état du fait que deux assistantes du Cese chargées de gérer le secrétariat du maire. 

Joint par Le Parisien, l'ancien chef de cabinet de l'époque de Jean-Paul Delevoye Christian Leroux se défend, s'appuyant sur le fait que ce rapport n'a jamais été rendu public et n'est pas à disposition des dirigeants actuels du Cese. "Ce rapport n'existe pas. Jean-Paul Delevoye a toujours pris le TGV, c'était la règle, sauf de temps en temps où il est arrivé qu'il y ait des trajets à Bapaume. Mais les chauffeurs remontaient après sur Paris."

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