Delphine Batho : "Une mafia politique est dans une logique de confiscation du PS"

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CANDIDATE - Interrogée sur LCI, Delphine Batho, qui souhaite se présenter à la tête du Parti socialiste, a lâché ses coups lundi soir contre les caciques du mouvement, accusés de vouloir se maintenir à tout prix. L'ancienne ministre et actuelle députée des Deux-Sèvres veut aussi une "commission d'enquête" sur les raisons de l'échec de la gauche au pouvoir.

Une candidature annoncée avec quelques tirs de canons. La députée des Deux-Sèvres Delphine Batho, ancienne ministre de François Hollande, a confirmé lundi soir sur LCI son souhait de se présenter à la tête du Parti socialiste pour s'attaquer à "mafia politique" qui, selon elle, dirige le PS.


"Le premier problème posé, c'est que la petite équipe, la mafia politique, est dans une logique de confiscation du PS, qui appartient aux militants", a tonné la socialiste, invitée de David Pujadas, sans pour autant donner les noms des responsables qu'elle vise. "Je vise tous ceux qui ont partie liée dans la manipulation organisée avant le congrès [prévu en avril, NDLR]", a-t-elle ajouté. "Ceux qui veulent organiser un faux congrès avant le congrès pour changer les règles et empêcher les militants de défendre leurs idées." Par "mafia", la députée entend "un groupe occulte de personnes qui se soutiennent pour conserver le système qui leur assure le pouvoir". 

"Civilisation écologique"

Delphine Batho, qui est la cinquième personne à se présenter au poste de Premier secrétaire, veut incarner la naissance d'un parti "progressiste, moderne", assurant qu'on "ne reviendra pas au monde d'avant" et que le nouveau PS sera le parti de la "civilisation écologique". "Comment imaginer que cette question ne soit pas fondamentale ?" a lancé l'éphémère ministre de l'Ecologie du quinquennat précédent. 


"Il faut que les socialistes reprennent le leadership de la gauche", explique-t-elle également, regrettant les départs "de Benoît Hamon et de Manuel Valls" et estimant que la question d'un rapprochement avec Jean-Luc Mélenchon n'était pas la priorité de cette refondation. Delphine Batho réclame enfin un droit d'inventaire sur le quinquennat précédent. "On ne sera pas audibles tant qu'il n'y aura pas eu une commission d'enquête 'bilan vérité transparence' sur ce qu'il s'est passé", a-t-elle conclu à propos du mandat de François Hollande. 

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