"Démagogie et cynisme" : la violente charge de Valls contre Wauquiez

"Démagogie et cynisme" : la violente charge de Valls contre Wauquiez
Politique

POLITIQUE - Lors des débats au Sénat et à l'Assemblée nationale le 28 juin sur l'avenir de l'Europe, le Premier ministre s'est insurgé de la proposition de Laurent Wauquiez qui en appelle à la suppression de la Commission européenne. Pour Manuel Valls, il s'agit de propos cyniques et démagogues.

Manuel Valls en a assez. Le Premier ministre a réagi le 28 juin au Sénat et à l’Assemblée, avec virulence aux propos du Front national qui depuis le résultat du scrutin britannique quatre jours plus tôt, prône à son tour une sortie de l’Union européenne. Selon lui, "la conséquence d'une victoire de l'extrême droite (à la présidentielle de 2017) se résumerait à la perte de nos valeurs, l'affaissement de la France, la sortie de l’Union européenne et notre sortie de l'histoire."

Valls contre ses "apprentis sorciers"

C’est ensuite aux récentes déclarations du député Les Républicains Laurent Wauquiez, qui propose la suppression de la Commission européenne, que le Premier ministre s’est attaqué. Le taxant de "démagogue", Manuel Valls a souligné son "inquiétude" face à un tel discours et finalement estimé qu’il y aurait "un débat en France à l'occasion de l'élection présidentielle entre ceux qui sont dans le cynisme, qui sont les apprentis sorciers, qui veulent nous conduire à la déroute nationale, qui n'ont pas une vision qui est celle de la France forte en Europe et dans le monde, qui improvisent des propos parce qu'il y a des échéances internes" et les autres. Ceux qui ont la sacrée "responsabilité" de rester "debout". A l’inverse, Manuel Valls a salué les propos de François Fillon qui selon lui, vont dans le bon sens, celui de rester fort face au "populisme".

Excédé, le Premier ministre s’est insurgé qu’un "ancien ministre des Affaires européennes" puisse prôner ces idéaux politiques. "Il y en a assez de cette démagogie (…) bon sang, quelques points de popularité ou la recherche des voix du FN n'invitent pas tout de même à ce type de comportement et à ce genre de proposition", a-t-il fait savoir, réaffirmant le rôle de la France "dans la fondation de l’Europe".

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