Démission de François de Rugy : l'enquête de l'Assemblée affirme que les dîners polémiques étaient tous "professionnels"

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Affaire Rugy : le ministre de l'Écologie poussé à la démission

CONCLUSIONS - Selon l'enquête menée à l'Assemblée nationale après la démission de François de Rugy, les dîners polémiques à l'origine de la démission de l'ex-ministre de la Transition écologique étaient bien "professionnels".

Alors que ses résultats complets ne seront connus que mardi, l'enquête ouverte sur "l'affaire François de Rugy" livre déjà ses premières conclusions. Les dîners fastueux révélés par Mediapart à l'origine de la polémique ayant entraîné la démission de l'ex-ministre de la Transition écologique étaient tous d'ordre "professionnel", a-t-on appris de source proche de ces investigations diligentées par l'Assemblée nationale.

 Images et témoignages à l'appui, Mediapart a recensé une dizaine de ces dîners, présentés comme privés, qui rassemblaient des invités appartenant, apparemment, au cercle relationnel et amical de son épouse Séverine de Rugy. François de Rugy avait farouchement nié avoir commis une faute, mettant en avant "un travail de représentation" requis par ses fonctions. Il s'était aussi engagé, le cas échéant, à "rembourser chaque euro contesté".


"Pour moi, ce n'est pas privé parce qu'en fait, c'est du relationnel", avait pour sa part déclaré au média en ligne Séverine de Rugy. "Certes, ça appartient à un cercle amical mais on n'est pas là pour se taper la cloche", soulignait-elle.

Pas de sèche-cheveux en or

 Le journaliste d'investigation de Mediapart Fabrice Arfi a réagi sur Twitter à cette nouvelle étape.   

En outre, François de Rugy avait qualifié de "mensonge" une information parue le  12 juillet dans Le Parisien selon laquelle son épouse avait acheté avec l'argent de l'Assemblée un sèche-cheveux doré à la feuille d'or, pour 499 euros. "Le sèche-cheveux n'est pas plaqué or. Il a été laissé à Lassay", a indiqué vendredi soir la source interrogée par l'AFP, concluant : "Le rapport est en cours d'écriture. La confirmation est en cours".

Après une semaine de nombreuses révélations, le n°2 du gouvernement avait jeté l'éponge mardi, dénonçant au moment de démissionner un "lynchage médiatique", et continuant de protester de son innocence. À noter qu'une autre enquête, lancée par Matignon concernant des travaux dans le logement de fonction du ministre, doit également rendre ses conclusions mardi.

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