Démission de Rubirola à Marseille : l'opposition fustige "une pantalonnade"

Michèle Rubirola

RÉACTIONS - Michèle Rubirola, première femme maire de la deuxième ville de France, a annoncé ce mardi après-midi quitter ses fonctions. Une décision critiquée dans les rangs de l'opposition.

Six mois et puis s'en va. La maire écologiste de Marseille Michèle Rubirola, élue en juin sous l'étiquette d'union de la gauche "Printemps marseillais", a confirmé ce mardi après-midi démissionner de son poste, évoquant notamment des "difficultés" liées à sa santé. Une décision vivement critiquée dans les rangs de l'opposition, laquelle fustige une déroute pour la coalition de gauche.

"C'est un échec cuisant pour le Printemps Marseillais qui, en l'espace de six mois, a plongé la ville dans un véritable automne et une grande désillusion", a réagi sur LCI Guy Tessier, député LR des Bouches-du-Rhône. Avant d'appuyer : "Je trouve que cette affaire est une pantalonnade. Elle rêvait de devenir première adjointe, et elle s'est retrouvée maire. Elle souffre dans ce poste, elle sent qu'elle n'est pas à sa place."

"La preuve d'un hold-up"

Même tonalité du côté de Claire Pitollat, députée LaRem de la région : "Le Printemps Marseillais nous donne la preuve du hold-up électoral qu'ils ont réalisé, d'un déni de démocratie. Ils ont voulu nous faire croire que nous avions une maire de Marseille verte. Au final, c'est l'extrême gauche qui s'associe à la gauche pour monter au pouvoir." "Il se sont moqués de nous", a pour sa part réagi sur franceinfoStéphane Ravier, sénateur RN, lequel souhaite qu'il n'y ait pas d'arrangements "dans le dos des Marseillais". "J'en appelle à un nouveau vote, j'en appelle à un retour aux urnes. Cela mérite une véritable clarification."

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De son côté, le Printemps Marseillais s'est fendu d'un communiqué dans lequel il apporte son soutien à l'ex nouvelle maire. "Cette décision est difficile et courageuse et nous la respectons", écrit le collectif, précisant soutenir la candidature de Benoit Payan.

C'est une "démission pour question de santé", avait indiqué mardi Julien Bayou, le secrétaire national du parti de Michèle Rubirola - dont elle avait été suspendue plusieurs semaines pour avoir concouru au premier tour contre la liste officielle d'EELV -, avant qu'elle ne confirme elle-même cette décision lors d'une conférence de presse dans l'après-midi. Elle a à cette occasion dit "souhaiter" que son premier adjoint socialiste, Benoît Payan, qui avait déjà assuré un intérim en raison d'une opération subie par l'édile en septembre, prenne sa succession.

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