Démission de Laurent Wauquiez : et maintenant, qui pour diriger les Républicains ?

Politique
PRÉSIDENCE - Après le score catastrophique des Républicains aux élections européennes, Laurent Wauquiez a finalement décidé de démissionner dimanche soir sur TF1. Se pose maintenant la question de sa succession : certains ont présenté Gérard Larcher comme un recours avant même le départ de Wauquiez, mais d’autres noms circulent aussi à droite.

Maintenant que Laurent Wauquiez a démissionné de la présidence des Républicains, la droite va devoir lui trouver un remplaçant ou une remplaçante. C’est le vice-président délégué, Jean Leonetti, qui assure l’intérim en attendant qu’un successeur soit trouvé. Celui-ci aura notamment pour mission de préparer les municipales de 2020.

La tâche incombera-t-elle à Gérard Larcher ? Le président du Sénat apparaît comme un candidat sérieux pour l’après-Wauquiez. Avant même la démission de ce dernier, Gérard Larcher avait lancé l’offensive, en proposant une  "démarche" pour "reconstruire un projet qui rassemble la droite et le centre". Le quatrième homme de l’Etat a appelé à l'organisation d'une réunion, mardi 4 juin, pour repenser les Républicains. La "démarche" a reçu l'assentiment rapide de François Baroin (président de l'Association des maires de France), selon son entourage, de Dominique Bussereau (président de l'Assemblée des départements de France) et d'Hervé Morin (président des Régions de France).

Pour de nombreux cadres du parti, Gérard Larcher, figure respectée, a l’avantage de rassembler. Une qualité des plus importantes alors que les Républicains sont fragilisés comme jamais après la débâcle aux Européennes. Le président du Sénat pourrait être le trait d’union entre différentes chapelles. "Il est une figure morale qui a la capacité de nous rassembler tous, qu’on soit dedans ou dehors", déclarait il y a peu Valérie Pécresse sur France Info.

Le retour de Xavier Bertrand ?

La présidente de la région Île-de-France pourrait cependant elle-même briguer la succession de Laurent Wauquiez. Elle fait partie des premières personnalités de la droite à avoir dégainé contre celui-ci, en déclarant sur RTL qu’à sa place, elle démissionnerait. Valérie Pécresse défend une ligne plus modérée que le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. En 2017, au moment de l’élection interne, elle n’avait cependant pas préparé sa candidature, choisissant plutôt de créer son propre mouvement, Libres !, associé aux Républicains.


2017, c’est aussi l’année où Xavier Bertrand a quitté le parti. Y reviendra-t-il deux ans après, pour occuper le poste de président ? Lui qui fait partie des ténors de la droite bénéficie de nombreux soutiens. Alors que les Républicains ont besoin de regagner en popularité, il apparaîtrait comme un choix judicieux, en tant que deuxième personnalité préférée des sympathisants de droite derrière Nicolas Sarkozy, selon un sondage de l’Observatoire Elabe. Pour l’instant, le président de la région Hauts-de-France garde le silence. Mais si, d’après son entourage, il serait favorable à la réunion initiée par Gérard Larcher, Le Figaro croit savoir qu’il n’y participera pas. Une façon, là encore peut-être, de se démarquer et de se poser comme au-dessus de la mêlée.


D’autres personnalités pourraient convoiter le siège laissé vacant par Laurent Wauquiez, à l’instar de Bruno Retailleau, qui avait appelé à la démission de ce dernier, ou encore du député Guillaume Peltier, qui a critiqué la ligne Wauquiez après les Européennes. Les jours qui suivent devraient être animés. Et nul doute que l’ancien patron du parti, Nicolas Sarkozy, surveillera cela de près. 

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