Démissionnaire, Gérard Collomb assure : "Je serai un soutien actif pour Emmanuel Macron"

Politique
AU REVOIR PRESIDENT - La sortie de Gérard Collomb du gouvernement est officielle. Le ministre de l'Intérieur avait réaffirmé sa détermination mardi 2 octobre au soir dans une interview au Figaro accordée aux côtés de l'actuel maire de Lyon, Georges Képénékian.

Gérard Collomb persiste, signe, et a déjà déménagé à Lyon... "Il faut une clarté vis-à-vis de nos concitoyens et une clarté vis-à-vis à des Lyonnais. Je maintiens donc ma proposition de démission", a ainsi déclaré le ministre de l’Intérieur mardi 2 octobre dans une interview au Figaro, moins de 24 heures après que le président a refusé sa démission. Un entretien accordé aux côtés de Georges Képénékian, l’actuel maire de Lyon, qui explique avoir eu un "contrat moral" avec lui et qu'il est prêt à lui rendre les clés de la maison lyonnaise. 


Gérard Collomb réfute tout psychodrame au sein de l’exécutif et assure garder une relation de confiance avec le chef de l’Etat. "Là où je serai, je serai un soutien actif pour lui comme pour le premier ministre. Je soutiendrai leur politique que je trouve adaptée aux enjeux qui sont ceux de la France", répond le ministre de l’Intérieur, déjà à l'extérieur.  

"Je lui ai fait part de ma volonté"

Les tensions avaient commencé à poindre entre Emmanuel Macron et son ministre depuis l'affaire Benalla en juillet. Gérard Collomb "a peu apprécié d'être mis en  première ligne sur une affaire qu'il juge ne pas le concerner", avait expliqué son entourage. Mais l'annonce mi-septembre de son départ du gouvernement programmé au printemps prochain pour être candidat à Lyon en 2020 a eu raison de leur relation. 


"Je lui ai fait part de ma volonté de lui donner ma démission pour une raison simple : je ne veux pas que des échéances locales puissent venir troubler la vie politique nationale (…). J’ai impulsé beaucoup de réformes mais aujourd’hui, compte tenu des rumeurs et de la pression qu’il peut y avoir, je ne veux pas qu’une candidature demain puisse troubler la marche du ministère de l’Intérieur", explique Gérard Collomb.

"Pour moi, c’est une affaire (Benalla) ancienne"

Le fidèle d'Emmanuel Macron assure qu'en attendant son remplaçant, il "continue à remplir (ses) fonctions de ministre de l’Intérieur". "Il y a toujours une permanence de l’État. La maison continue à fonctionner et je la ferai fonctionner jusqu’au bout, comptez sur moi", poursuit-il. Une déclaration à nuancer, alors que, quelques heures plus tard, paraissait une interview au Bien Public dans laquelle le ministre s'imaginait déjà revenir à Lyon... mercredi 3 octobre, "si un successeur est trouvé dans la nuit de ce mardi à mercredi".


A la question de savoir si sa décision s'explique par le fait "qu’on a essayé de lui faire porter le chapeau dans l’affaire Benalla", le ministre assure en tout cas avoir pris de la distance : "Pour moi, c’est une affaire ancienne. Je ne veux pas revenir sur ce fait. D’ailleurs, le président de la République l’a redit lui-même : il n’y a jamais eu une intention de mettre en cause quiconque au ministère de l’Intérieur."

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Gérard Collomb, le ministre qui a forcé sa démission

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