Démocratie participative, vote blanc, retraites : LaREM dévoile ses contributions au Grand débat

Politique
POLITIQUE - Le patron de LaREM, Stanislas Guerini, dévoile dans les pages du Parisien les contributions de son parti au Grand débat national. L'intégralité des propositions seront présentées dimanche après-midi.

Une semaine avant la fin du Grand débat national, LaREM dévoile certaines de ses propositions. Stanislas Guerini, le délégué général du parti, en a donné un avant goût dans les pages du Parisien, avant d'en présenter l'intégralité ce dimanche, à Chartres, dans l’Eure-et-Loir. Entre la démocratie participative, la fin de la sous-indexation des retraites et la transition écologique, le parti tente de répondre à la fronde des Gilets jaunes qui a débuté il y a plus de trois mois. 

Plus de démocratie participative

Le patron de La République En Marche est formel : il est devenu "nécessaire de mieux associer les citoyens" à la vie politique, notamment en leur donnant la possibilité de proposer des textes législatifs. L'élu suggère ainsi "d’instaurer des propositions de lois d’initiative citoyenne". "Dès qu’un sujet mobilise un certain seuil de citoyens, un million par exemple, un projet de loi est élaboré par une conférence de consensus de citoyens tirés au sort, avant d’être examiné par l’Assemblée", explique-t-il à nos confrères du Parisien


Si cette proposition permet de répondre au mal être démocratique des Gilets jaunes, Stanislas Guerini refuse cependant l'idée de clore le Grand débat national par un référendum. Il se dit "dubitatif" quant à cette idée mais propose de "mieux" prendre en compte le vote blanc.

Fin de la sous-indexation des retraites

Sans aucune hésitation, Stanislas Guerini estime qu’il faut "revenir sur la sous-indexation des pensions pour les retraités les plus modestes". L’élu répond clairement au malaise des retraités, qui a participé à la colère des Français qui sont descendus dans la rue, en proposant d’indexer les retraites sur l’inflation. Le député parisien ne prévoit cependant aucun changement radical de la fiscalité, assumant que l'engagement d'Emmanuel Macron lorsqu'il était candidat, à savoir la baisse des impôts, restera au cœur de l’action de la majorité. Il conseille cependant d’aller "au-delà", en supprimant la taxe d’habitation pour tous les Français, tout en augmentant un autre impôt tel que celui sur la fortune immobilière. Il dit également souhaité taxer "les citoyens expatriés dans des pays où il n’existe pas de convention fiscale avec la France". 

Transition écologique

Dans cet entretien, Stanislas Guerini revient évidemment aussi sur la façon de financer la transition écologique. La question de la taxe carbone, premier élément déclencheur de la mobilisation des Gilets jaunes, est tout sauf "taboue" selon le délégué général du parti de la majorité. Mais il est pour le moment hors de question de l’augmenter sur les carburants. Le patron de LaREM envisage plutôt de l’appliquer sur "toutes les autres énergies fossiles". Il cite notamment le secteur du transport aérien et maritime. Réaliste, celui qui a succédé à Christophe Castaner rappelle cependant que "cela nécessitera une prise de décision européenne". 


De plus, Stanislas Guérini veut proposer aux citoyens 'les plus modestes" de "louer des véhicules peu polluants à moins de 50 euros par mois". Une façon, selon lui, d’accompagner les Français dans cette transition écologique devenue nécessaire. 

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