Derrière la chemise, ce qu'il faut retenir du discours de Valls à La Rochelle

Derrière la chemise, ce qu'il faut retenir du discours de Valls à La Rochelle

PARTI SOCIALISTE – A l'heure de conclure l'université d'été du PS, le Premier ministre a appelé au rassemblement de la gauche et assuré qu'il entendait maintenir le cap de sa politique économique.

Manuel Valls a clos ce dimanche midi l'université d'été du Parti socialiste à La Rochelle. Pendant plus d'une heure, le Premier ministre a évoqué tous les sujets qui préoccupent la gauche, les tensions internes, la politique économique ou encore les régionales.

Valls maintient le cap. Ceux qui espéraient une inflexion de la politique, notamment économique, du gouvernement, en seront pour leurs frais. Le Premier ministre a confirmé qu'il n'entendait pas changer de cap : "Nous continuerons à agir, avec la même force, pour la compétitivité de nos entreprises, ce sont elles qui embauchent", a-t-il averti, rejetant les "zigzags". "La stabilité, la cohérence, c'est le socle de la confiance."

Le débat sur les 35 heures enterré. Manuel Valls a tenu à clore une fois pour toutes le débat sur les 35 heures, rouvert après le passage d'Emmanuel Macron devant les patrons du Medef jeudi. "Il n'est pas question de revenir sur la durée légale du temps de travail. Ce qui m'intéresse, ce n'est pas le passé, c'est l'avenir", a martelé le chef du gouvernement. Ce qui ne l'a pas empêché d'appeler de ses vœux une réforme du Code du travail, "si complexe qu'il en est devenu inefficace" : "Il faut revoir en profondeur la manière même de concevoir notre réglementation." A la place, Manuel Valls souhaiterait donner aux entreprises et aux salariés plus de latitude pour négocier directement leur organisation du travail.

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La pique contre Sarkozy. Le Premier ministre n'a pas épargné la droite dans son discours, l'accusant de manquer de cohérence : "Un jour elle rejoint Angela Merkel sur les questions économiques, un autre elle propose une politique totalement contradictoire", a-t-il accusé. Manuel Valls est même allé plus loin dans sa critique, en visant directement le chef de l'opposition : "Je le dis à Nicolas Sarkozy, prenez exemple sur Angela Merkel et sur ce que le président de la République et la chancelière allemande sont en train de proposer pour l'Europe. Quand on a gouverné et qu'on aspire à gouverner, il faut faire preuve de responsabilité."

Valls sonne la fin de la récréation au PS. Le Premier ministre a digressé de son discours quelques minutes, le temps de remettre les pendules à l'heure : "A gauche, on se respecte, on débat, on ne siffle jamais", a-t-il lancé sur un ton de reproche à la salle. Une allusion à peine voilée au banquet de la veille au soir, au cours duquel il avait été copieusement hué par les Jeunes Socialistes, qui scandaient également "Macron démission".

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L'appel aux écologistes. A un peu plus de trois mois des prochaines élections régionales, Manuel Valls a, comme Jean-Christophe Cambadélis avant lui, appelé à une union de toutes les forces de gauche. "Socialistes, écologistes, radicaux doivent combattre, unis dès le premier tour […] et si possible partout en France", a-t-il plaidé. Le Parti socialiste semble en effet avoir de plus en plus de mal à convaincre ses alliés traditionnels. Les écologistes, pourtant d'habitude proches du PS, se déchirent sur cette question, certains élus locaux ayant préféré s'allier avec le Parti de gauche en vue des régionales.

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