Harcèlement sexuel : les articles 222-33 et 222-33-2 du Code pénal s'affichent dans les ascenseurs de l'Assemblée nationale

Harcèlement sexuel : les articles 222-33 et 222-33-2 du Code pénal s'affichent dans les ascenseurs de l'Assemblée nationale

POLITIQUE - Les dirigeants de l'Assemblée nationale ont décidé de placarder dans tous les ascenseurs du Palais Bourbon des affiches rappelant la définition du harcèlement sexuel et ce que risquent ses auteurs.

En plein débat de société sur le harcèlement sexuel dont sont victimes les femmes dans tous les domaines, l’Assemblée nationale a souhaité diffuser auprès des député(e)s et assistant(e)s parlementaires qui arpentent ses couloirs, quelques informations utiles. Ainsi, à l’initiative des équipes de l’Assemblée, ont été placardées dans tous les ascenseurs du Palais Bourbon des affiches reproduisant les articles 222-33 et 222-33-2 du Code pénal définissant le harcèlement sexuel.

"Le harcèlement sexuel est le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante", peuvent donc lire les collaborateurs parlementaires à chaque fois qu’ils prennent l’ascenseur.

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Les affiches rappellent également le contact des personnes à joindre en cas de situation de harcèlement, à savoir la déontologue de l'Assemblée nationale.

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Ce placardage intervient alors que plusieurs assisantes parlementaires ont dénoncé des cas de harcèlement chez des députés. Ainsi, Marine Tondelier, élue EELV et ex-attachée parlementaire, a dévoilé dimanche l'existence d'une "liste noire". "Il y avait des noms de parlementaires qui circulaient entre collaboratrices, car on savait qu'il ne fallait pas prendre l'ascenseur avec eux. Il y avait un risque qu'ils vous collent une main aux fesses", a-t-elle déclaré. Enfin, la semaine dernière, une ancienne collaboratrice du député LREM de la 6e circonscription de Moselle Christophe Arend a annoncé avoir porté plainte contre ce dernier pour "harcèlement sexuel" et "agression sexuelle". Quelques jours auparavant, c'était au tour de Jean Lassalle de se voir accuser d'agression sexuelle par Julia Castanier, assistante parlementaire du groupe communiste.

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