Des écoliers musulmans en retard à cause de la prière ? Le maire de Mulhouse appuie NKM

Des écoliers musulmans en retard à cause de la prière ? Le maire de Mulhouse appuie NKM

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POLEMIQUE – Cité ce lundi matin par la numéro 2 de l'UMP, le maire de Mulhouse confirme qu'il lui a rapporté des cas d'enfants musulmans amenés en retard à l'école à cause de la prière du matin. Mais l'élu s'est refusé à donner des chiffres permettant de mesurer l'ampleur du problème.

Il y avait eu l'affaire des pains au chocolat de Jean-François Copé. Il y a maintenant celle des retards à l'école de Nathalie Kosciusko-Morizet. La vice-présidente de l'UMP a suscité ce lundi matin une nouvelle polémique à l'endroit des musulmans de France, en affirmant sur BFMTV que le maire de Mulhouse (Haut-Rhin) lui avait rapporté que dans sa ville, "des dizaines d'enfants" arrivaient "tous les jours en retard parce qu'ils sont à la prière, ils sont emmenés à la prière par leurs parents".

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Des propos aussitôt fustigés sur Twitter, de nombreux internautes relevant que, selon la tradition musulmane, la première prière du matin, dite "de l'aube" ("Al-fajr") doit être faite avant le lever du soleil. Le soleil perçant l'horizon en ce moment vers 8 heures, la prière n'est donc théoriquement pas incompatible avec le fait d'arriver à l'heure à l'école, qui commence à 8h30.

"En partant en vacances au pays, les familles sortent leurs enfants du système"

Remontant à la source de NKM, l'AFP a appelé le maire de Mulhouse, l'UMP Jean Rottner. Qui confirme les propos de l'élue parisienne : "Il m'a été rapporté qu'à certaines occasions, des parents amenaient leurs enfants en retard à l'école, arguant que le temps de prière pour eux était prioritaire, et que l'enfant était amené par la suite à l'école, entre autres le vendredi (jour de la grande prière musulmane, ndlr)".

"Loin de toute polémique, ni de la part de NKM ni de moi-même", l'édile tient à préciser : "Je ne stigmatise pas les uns ou les autres, je parle du fait religieux. On peut être catholique, juif, protestant, de toute confession, et être dans cette démarche-là". Sauf qu'au passage, Jean Rottner en profite pour souligner la difficulté de "voir des enfants déscolarisés de la mi-juin jusqu'à début octobre, car en partant en vacances au pays, les familles sortent leurs enfants du système". Rien à voir, ici, avec un quelconque motif religieux.

Estimant que son rôle d'élu était de "mettre aujourd'hui ces sujets sur la table", Jean Rottner s'est vu demander combien de cas de ce type lui sont rapportés chaque année. "La question, ce n'est pas combien d'enfants, combien d'écoles, la question c'est : les règles de la République sont-elles respectées ?", a-t-il éludé. Mais il n'a pas expliqué comment y répondre sans mesurer, d'abord, l'ampleur du phénomène qu'il dénonce.

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