Des Gilets jaunes l'insultent à son domicile : Schiappa annonce qu'elle poursuivra "toute publication d'images" de sa résidence

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AVERTISSEMENT - La secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité femmes/hommes qui a porté plainte pour des "menaces" de manifestants devant chez elle au Mans, "poursuivra" en justice "toute publication d'images" susceptible d'identifier son lieu de résidence, ont annoncé mardi ses avocats.

C'est la conséquence de la diffusion, vendredi 24 mai sur Facebook, d'une vidéo, devenue soudainement très virale, ce mardi. Marlène Schiappa "poursuivra" en justice "toute publication d'images" susceptible d'identifier son domicile, ont annoncé ses avocats, évoquant une "atteinte grave à la sécurité et à l'intimité de la vie privée de sa famille". Cet avertissement fait suite aux révélations de la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité femmes/hommes,  qui a annoncé lundi 27 mai avoir porté plainte pour des "menaces" de Gilets jaunes devant sa maison du Mans. Or, "à l'occasion de cette agression, des images ont été prises et diffusées en direct sur les réseaux sociaux puis reprises par différents organes de presse", ont précisé ses conseils. 

Une séquence diffusée en live vendredi sur Facebook, et très relayée ce mardi sur la Toile, montrait notamment un groupe de manifestants, qui déambulait de nuit dans les rues du Mans et qui s'arrêtait devant le domicile de Marlène Schiappa au bout de deux heures. 

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"Debout là-dedans!"

"Debout là-dedans!", lance un homme, tandis que des pétards explosent et que des klaxons retentissent. "Collabo! Schiappa démission!", lancent plusieurs personnes, tandis qu'une femme crie "sors de là, salope!"

Lundi sur son compte Facebook personnel, Marlène Schiappa avait livré le récit de cet incident devant son domicile d'"une quarantaine de Gilets jaunes furieux", aux "slogans agressifs". Dans un communiqué, Mes Julia Minkowski et Balthazar Levy ont indiqué que leur cliente avait déposé une plainte contre X à Paris après des "insultes" et des "menaces" proférées dans la nuit de vendredi à samedi.  "Je vous laisse imaginer l'effet sur des enfants endormis des bruits de détonation couplés aux bruits de frappe sur les portes/fenêtres et 'Schiappa, on est venu te crever !' (...)", avait notamment déploré la membre du gouvernement sur le réseau social. 

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