Des Paroles et des actes : Marine Le Pen a refusé d'y aller, l'émission déprogrammée

Politique

PSYCHODRAME - La polémique sur la venue de Marine Le Pen dans l'émission Des Paroles et des actes, ce jeudi soir, sur France 2, a accouché d'une décision radicale : la présidente du Front national a décidé de ne pas participer à cette "mascarade", provoquant la déprogrammation de l'émission.

Puisque c'est comme ça, elle n'y va pas. Après une journée de psychodrame et d'accusations mutuelles, la présidente du FN a annoncé qu'elle ne participerait pas jeudi 22 octobre au soir à l'émission de France 2 "Des paroles et des actes" dont elle devait être l'invitée vedette. S'en prenant tout particulièrement à son présentateur, David Pujadas. Peu après cette annonce, France 2 a pris la décision de déprogrammer l'émission, "du jamais vu", confie une source interne à metronews

"Il y a eu des pressions pour que cette émission soit annulée, nous avons maintenu le contenu de l'émission (...) Marine Le Pen a changé d'avis à la mi-journée, nous le regrettons, pour nos téléspectateurs et pour le débat public", a commenté David Pujadas. "Des Paroles et des Actes" sera remplacée par trois épisodes de la série policière américaine Rizzoli & Isles, a précisé la chaîne.

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"Je ne me rendrai pas ce soir à cette mascarade qu’est devenue depuis quelques heures l’émission de M. Pujadas", a justifié Marine Le Pen dans un communiqué publié peu avant 18 heures, mettant en cause les changements intervenus dans l'organisation du débat après les plaintes de la gauche et de la droite. "Avec une arrogance inouïe, David Pujadas a cru pouvoir, pour la deuxième fois, me mettre devant le fait accompli, ce qu’il a admis lui-même ne jamais faire pour les autres responsables politiques", s'est plaint la présidente du FN.

"Refus de débattre"

Les opposants de Marine Le Pen ont immédiatement sauté sur l'occasion. Gérald Darmanin, le porte-parole de Xavier Bertrand, a fustigé le "refus de débattre" autour des régionales. 

Réaction inverse, bien sûr, dans le camp de Marine Le Pen. Le secrétaire général du FN, Nicolas Bay, a ainsi salué le refus de la présidente du FN de "se soumettre aux desiderata de l'UMPS". Jeudi soir, chacun voyait donc midi à sa porte. L'émission, elle, était bel et bien compromise.

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