Destitution de François Hollande : la proposition Les Républicains rejetée par le bureau de l'Assemblée nationale

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Les confidences de François Hollande

SANS SURPRISE - Le proposition de destitution de François Hollande initiée par le député LR Pierre Lellouche a été rejetée ce mercredi par le bureau de l'Assemblée nationale. Elle avait été motivée par les révélations du président sur la Défense nationale, dans un livre-confidences.

La procédure de destitution de François Hollande tourne court ! La proposition LR de destitution du président pour divulgation d'informations secrètes a été rejetée dès son examen par le bureau de l'Assemblée nationale, a appris l'AFP mercredi 23 novembre de sources parlementaires concordantes. 

A la majorité, par treize voix contre huit, et à main levée, la plus haute instance collégiale de l'Assemblée a jugé la proposition de résolution comme non recevable. Elle visait à réunir le Parlement en Haute Cour en vue d'une destitution, en application de l'article 68 de la Constitution. Signée par 79 députés LR, dont leur chef de file Christian Jacob et encore François Fillon, la proposition ne passera ni par la case commission, ni par la case hémicycle. 

Des confidences sur la Défense nationale mises en cause

A l'initiation du député de Paris Pierre Lellouche, la proposition de destitution du chef de l'Etat a été motivée pour "manquement (de François Hollande) manifestement incompatible avec l’exercice de ses fonctions que constituent ses confidences concernant la défense nationale". En cause, "la divulgation d’opérations aériennes, celle de l’exécution décidée par le chef de l’État lui-même de chefs djihadistes", ainsi que la révélation "que la France payait pour la libération de ses otages". Des révélations faites par le chef de l'Etat dans le livre des journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme, Un Président ne devrait pas dire ça. 

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    Après le rejet sans surprise de la proposition, Pierre Lellouche a immédiatement dénoncé dans un communiqué une décision "scandaleuse", qui "empêchera de faire la lumière sur le détail des informations transmises par François Hollande aux journalistes". 

    Les discussions du bureau ont été essentiellement "politiques", ont jugé des élus LR. "Il y avait un malaise de l'ensemble de la majorité", selon Catherine Vautrin (LR), ex-soutien de Nicolas Sarkozy, ralliée à François Fillon.  En réunion mercredi, le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone a estimé que, "quoi qu'on pense à titre personnel de ce livre", les propos rapportés de François Hollande ne relèvent pas de la procédure de destitution, rapporte un participant.

    Le parquet de Paris saisi

    Interpellé mardi par l'opposition lors des questions au gouvernement à l'Assemblée, Manuel Valls avait pris la défense de François Hollande, dénonçant une "mise en cause délibérée et systématique du chef de l'Etat, de sa personne et donc des institutions".

    François Hollande est également mis en cause par Eric Ciotti. Le député LR a saisi le parquet de Paris qui a ouvert une enquête préliminaire pour compromission de la Défense nationale. En cause cette fois, la publication d'un document "confidentiel défense" sur un projet de frappes françaises en Syrie en 2013, obtenu par les deux journalistes du Monde.

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