En quoi consiste la journée de deuil national en hommage à Valéry Giscard d'Estaing ?

En quoi consiste la journée de deuil national en hommage à Valéry Giscard d'Estaing ?

HOMMAGE – Ce mercredi 9 décembre est une journée de deuil national en mémoire de VGE, décédé mardi à l'âge de 94 ans. Une minute de silence doit notamment être observée à midi dans plusieurs institutions.

Comme l'avait décrété Emmanuel Macron, ce mercredi 9 décembre est un jour de deuil national en mémoire de Valéry Giscard d'Estaing, décédé mardi 2 décembre à l’âge de 94 ans. C'est la neuvième fois seulement depuis 1958 et l'avènement de la Ve République que la France observe un deuil national.

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Valéry Giscard d'Estaing est décédé à l'âge de 94 ans

L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing est mort

Une minute de silence sera organisée à midi dans plusieurs institutions et les drapeaux des bâtiments officiels seront mis en berne. Un livre d'or est par ailleurs à disposition du public au musée d'Orsay à Paris, créé en 1977 à l'initiative de l'ancien président et exceptionnellement ouvert.

La famille du défunt président se rendra au musée, ainsi que le Premier ministre Jean Castex, qui échangera avec elle. Elle sera également reçue par Emmanuel Macron à l'Elysée dans l'après-midi.

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Le précédent jour de deuil national avait été observé le 30 septembre 2019, en l'honneur de Jacques Chirac. En revanche et contrairement à ce qui avait été organisé pour ce dernier, il n'y aura pas d'hommage national, Valéry Giscard d'Estaing ne l'ayant pas souhaité "par pudeur", a précisé le chef de l'Etat. 

Auparavant, le tragique attentat de Nice en 2016, avait poussé François Hollande à décréter trois jours de deuil national, comme il l’avait déjà fait après les attaques terroristes du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis. Quelques mois plus tôt, à la suite du massacre de Charlie Hebdo, le chef de l’Etat avait annoncé cette fois une journée de deuil national. Quatorze ans auparavant, c’est Jacques Chirac qui, après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, avait également annoncé pareil hommage. Celui-ci fut le seul à honorer des personnes décédées hors du territoire français. 

Avant ces différentes attaques terroristes, cette décision n'avait été prise qu'à la mort des présidents de la République : Charles de Gaulle en 1970, Georges Pompidou en 1974 et François Mitterrand en 1996. Cette année-là, comme le montre cette circulaire d'Alain Juppé, alors Premier ministre de Jacques Chirac, instruction avait été donnée de mettre les drapeaux en berne sur tous les bâtiments et édifices publics et d'organiser "un moment de recueillement permettant aux agents des services publics [...] de s'associer à la cérémonie" qui eut lieu à la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 11 janvier 1996. Et le texte de préciser que "les enseignants qui le souhaitent" pouvaient "consacrer un cours de cette journée à l'évocation de la mémoire de l'ancien chef de l'Etat". 

Des modalités fixées par le chef du gouvernement

"C’est le président de la République qui signe le décret portant deuil national. Il peut décréter un ou plusieurs jours de deuil", détaille le site officiel Vie-Publique. "Lorsque le président de la République décède dans l’exercice de ses fonctions, il revient au président du Sénat qui exerce l’intérim de déclarer le deuil national. Ce fut le cas en 1974, après la mort du président Georges Pompidou."

"Le Premier ministre est chargé de fixer les modalités du deuil", poursuit le texte. "Il existe peu de dispositions juridiques sur la façon dont doivent se tenir ces journées mais les drapeaux sont mis en berne sur les bâtiments et édifices publics. Dans certains cas, le Premier ministre peut demander l’organisation d’une minute de silence."

À noter qu’avant la Ve République, le deuil national ne fut organisé qu’à une seule reprise, après des inondations meurtrières survenues dans le sud de la France en 1930, lors desquelles plus de 300 personnes ont perdu la vie.

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