Devant un médecin retraité, Jean Castex salue ceux "qui agissent" plutôt que ceux "qui rouspètent"

Devant un médecin retraité, Jean Castex salue ceux "qui agissent" plutôt que ceux "qui rouspètent"

VACCINATION - En déplacement au centre hospitalier de Périgueux, le Premier ministre a salué la mobilisation des personnels présents et égratigné ses contempteurs.

C'est peu de le dire, le gouvernement essuie quantité de critiques, depuis que la pandémie s'est installée en France. Les masques, le désinvestissement dans l'hôpital public, le manque de place en réanimations, les valses-hésitations autour du confinement et, depuis le début de la campagne vaccinale, le manque de vaccins. Si le président de la République a successivement refusé tout mea culpa pour les mesures de freinage puis s'est excusé pour les difficultés de quantités d'aspirants vaccinés à obtenir un rendez-vous, le Premier ministre, lui, n'est plus d'humeur à essuyer les remontrances.

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Covid-19 : le défi de la vaccination

"Dès qu'on a les vaccins, on vaccine !"

Dans la droite ligne d'une séance parlementaire très musclée, jeudi 1er avril, le Premier ministre s'est rendu samedi 3 avril au centre hospitalier de Périgueux, à la rencontre des personnels vaccinant. D'humeur badine, il a plaisanté avec les personnes sur place : "On n'a jamais été aussi heureux d'avoir des piqûres, hein" (lui-même avait admis ne pas en être un grand partisan au moment de recevoir sa première dose d'AstraZeneca). Il a également rassuré celles et ceux qui l'interpellaient sur les stocks de vaccins. À une dame qui lui demandait "C'est bon, on a les vaccins ?", il a répondu : "Dès qu'on les a, on vaccine. C'est capital, c'est ça qui va nous permettre de nous en sortir".

Mais sa pique du jour, il l'a réservée au moment où il rencontrait un médecin, sorti de sa retraite, à l'instar de nombreux soignants venus prêter main forte depuis le début de la crise : "C'est ça, la France, aussi : il y a des gens qui rouspètent et des gens qui agissent". À peine le temps de finir sa phrase qu'une dame le reprend de volée : "On peut faire les deux aussi, c'est pas incompatible".

Dans la suite de la journée, le Premier ministre, qui était flanqué du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, s'est rendu à la gendarmerie de Brantôme pour y saluer les pensionnaires de la caserne. "Vous faites respecter les règles sanitaires auxquelles certains par imprudence, inconséquence ou irresponsabilité refusent de se plier", leur a-t-il dit. "Les prochaines semaines vont exiger de vous une mobilisation renouvelée".

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