Dialogue social : emploi, retraites... Castex passe à la pratique avec syndicats et patronat

Castex face aux syndicats et au patronal
Politique

TRAVAUX PRATIQUES - Le Premier ministre organise sa première "conférence de dialogue social" ce vendredi pour fixer "un calendrier de discussions", de l'emploi aux sujets plus épineux des retraites et de l'assurance chômage.

Cette première conférence sociale succède à des rencontres bilatérales la semaine dernière. Le Premier ministre, qui a clamé sa foi dans le "dialogue social" lors de sa déclaration de politique générale mercredi dernier, passe à la pratique en recevant ce vendredi syndicats et patronat.

Objectif ? Parvenir à "une méthode et un calendrier de discussions et de concertations sur l'ensemble des sujets qui sont sur la table pour les semaines et les mois à venir, à commencer par le plan de relance", mais aussi l'emploi, et les sujets plus épineux des retraites et de l'assurance chômage.

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Un premier test

A cette fin, il sera entouré, non seulement d'Elisabeth Borne (Travail) mais aussi de Barbara Pompili (Transition écologique), Bruno Le Maire (Relance), Olivier Véran (Solidarités) et Brigitte Bourguignon (Autonomie).

Un premier test qui sera attentivement observé par les syndicats, avec les annonces attendues le même jour sur la réforme de l'assurance chômage décidée l'année dernière et dont ils demandent l'abandon avec la perspective d'un chômage à 11,5% mi-2021 selon la Banque de France contre 8,1% fin 2019.

Le second volet de l'assurance-chômage décalé ?

Jean Castex s'est dit prêt à "décaler" le second volet prévu au 1er septembre, qui comprend notamment le nouveau calcul de l'allocation pour ceux, souvent précaires, alternant contrats courts et chômage.

Mais les syndicats demandent aussi que l'on revienne sur le durcissement de l'ouverture des droits (six mois de travail sur les 24 derniers depuis le 1er novembre contre quatre sur 28 avant) et de leur rechargement (six mois de travail au lieu d'un). 

L'emploi des jeunes comme sujet majeur

Le sujet majeur devrait être l'emploi, et en premier lieu celui des jeunes alors que 700.000 d'entre eux sont attendus sur le marché du travail à la rentrée.

Le patronat attend des précisions sur la réduction annoncée de cotisations sociales de 4.000 euros par an, qui doit concerner chaque jeune de moins de 25 ans employé par une entreprise et payé jusqu'à 1,6 Smic.

Retour de la réforme des retraites

Plus controversé sera le retour de la réforme des retraites. Les syndicats, qu'ils soient pour ou contre le système universel par points, ont tous demandé que "ce dossier explosif qui divise les Français", selon Philippe Martinez (CGT), ne revienne pas cette année, estimant que ce n'est pas la priorité.

S'ils pourraient obtenir partiellement satisfaction sur le calendrier (Emmanuel Macron ayant dit que l'emploi était la priorité de l'été et de la rentrée), Jean Castex compte proposer "que la concertation reprenne afin d'améliorer le contenu comme la lisibilité de cette réforme nécessaire".

Il souhaite toutefois la distinguer "très clairement de toute mesure financière, appelée parfois paramétrique", comme la durée de cotisation. S'il ne s'est pas avancé sur cette question, les syndicats craignent qu'elle ne fasse partie des discussions budgétaires à l'automne.

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