Didier Lallement dans la tourmente : ces fois où le préfet de police de Paris a fait parler de lui

Didier Lallement dans la tourmente : ces fois où le préfet de police de Paris a fait parler de lui

POLÉMIQUE - Après une nouvelle évacuation violente contre des migrants installés place de la République à Paris lundi soir, les forces de l'ordre font face à de vives critiques de la classe politique et du milieu associatif. Dans cette nouvelle polémique, un nom ressort : Didier Lallement. Par le passé, le préfet de police de Paris a déjà fait parler de lui.

Il est une énième fois dans l’œil du cyclone. Après l’évacuation violente de migrants regroupés place de la République lundi soir à Paris, le préfet de police de Paris Didier Lallement fait de nouveau l’objet de nombreuses critiques. Jusqu'à maintenant, ce dernier a toujours été soutenu par sa hiérarchie. 

Cependant, ces nouveaux incidents survenus lundi soir ont, cette fois, été condamnés par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, qui a qualifié ces images de cette dispersion de "choquantes" et demandé un rapport circonstancié sur la réalité des faits au Préfet de police. L’heure de Didier Lallement a-t-elle sonné ? Retour sur les multiples fois où le préfet de police de Paris a fait parler de lui, en mal.

Sa gestion de la crise des Gilets jaunes en question

En poste depuis le 21 mars 2019, Didier Lallement s’est notamment illustré pour son côté inflexible lors de la crise des Gilets jaunes, alors que son prédécesseur, Michel Delpuech, avait été limogé après le saccage du Fouquet’s et de plusieurs magasins sur les Champs-Elysées par certains Gilets jaunes le 16 mars 2019. 

Le 17 novembre 2019, après de nouveaux heurts entre policiers et Gilets jaunes en marge d’une manifestation, le préfet de police avait tenu des propos virulents lors d’une visite place d’Italie pour évaluer l’étendue des dégâts. Lors d’un échange avec une habitante, vêtue d’un gilet jaune, Didier Lallement assène, le dos tourné, un : "Nous ne sommes pas dans le même camp, madame.", mettant, de fait, en opposition les forces de l’ordre et les manifestants. Peu de temps après cet épisode, Didier Lallement s’était justifié au Parisien, avec cette phrase : "Qui peut être surpris que l’ordre soit le contraire du désordre ?". Ce dernier avait finalement été repris en "off" par le président Emmanuel Macron, qualifiant ces propos de "faute".

Des heurts lors d'une manifestation féministe

Quatre mois plus tard, Didier Lallement s’était une nouvelle fois illustré en raison de sa gestion d’une manifestation féministe à Paris le 7 mars 2020. Ainsi, près de la place de la République, des centaines de militantes avaient été chargées et violentées par les forces de l'ordre. Après les incidents, la préfecture de police de Paris avait simplement regretté une fin de manifestation "entachée d'incidents".

Une sortie sur le confinement qui passe mal

En avril dernier, durant le premier confinement mis en place dans toute la France, une nouvelle sortie de Didier Lallement avait mis le feu aux poudres. Alors que les forces de l'ordre mettaient en place des contrôles renforcés pour dissuader les Français de partir pour les vacances de printemps, le préfet avait détaillé ce dispositif à sa manière, lors d’une intervention en direct à la télévision, porte d’Orléans à Paris.

Le préfet de police de Paris avait ainsi indiqué qu’il n'y avait "pas besoin d'être sanctionné pour comprendre que ceux qui sont aujourd'hui hospitalisés, ceux qu'on trouve dans les réanimations désormais aujourd'hui, ce sont ceux qui au début du confinement ne l'ont pas respecté", expliquant dans le même temps que les forces de l’ordre allaient être "très sévères" à l’encontre des Franciliens qui ne respecteraient pas les mesures de confinement en prenant la route des vacances.

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En juillet dernier, après la nomination de Jean Castex au poste de Premier ministre à la place d’Edouard Philippe, des rumeurs d’éviction faisaient état d’un éventuel limogeage de Didier Lallement, le nouveau chef du gouvernement voulant se débarrasser de ce dernier, avant que le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin ne lui renouvelle sa confiance.

Ce mardi, c’est sa gestion d’une évacuation de migrants place de la République à Paris qui a donc été pointée du doigt par des représentants de la classe politique, du milieu associatif et des journalistes pris à partie alors qu'ils faisaient leur travail. Sur LCI, le député La France Insoumise de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière a demandé la démission de Didier Lallement : "Ça suffit ! Vous devez laisser la place à un homme ou une femme plus raisonnable, qui utilise la police pour ce qu'elle doit faire.

Reste à savoir ce que décidera Gérald Darmanin dans les prochains jours, l'évincer ou le garder coûte que coûte à ce poste.

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