Diffusion de photos de décapitation : Marine Le Pen rend publique sa convocation devant le tribunal pour "publication d'actes de procédure pénale"

Diffusion de photos de décapitation : Marine Le Pen rend publique sa convocation devant le tribunal pour "publication d'actes de procédure pénale"

JUSTICE - Marine Le Pen a dévoilé sur Twitter sa convocation pour "publication d'actes de procédure pénale avant leur lecture en audience publique". La présidente du Rassemblement national est poursuivie pour avoir diffusé la convocation à un examen psychiatrique, après la diffusion des photos de décapitation d'otages par Daech sur Twitter en 2015.

Marine Le Pen dénonce une nouvelle fois les actions de la justice. La présidente du Rassemblement national a publié ce mercredi la lettre de convocation pour première comparution, pour le motif de "publication d'actes de procédure pénale avant leur lecture en audience publique". Cette décision fait suite à une autre publication de Marine Le Pen sur Twitter. En septembre dernier, elle partageait sur son compte Twitter la convocation à un examen psychiatrique pour avoir diffusé les photos de décapitations perpétrées par Daech. 

La justice convoque Marine Le Pen le 16 juillet prochain, à 10 heures, au Tribunal de Grande Instance de Versailles. Une fois de plus, la frontiste s'est insurgée. "La persécution reprend de plus belle ! Je suis donc poursuivie pour avoir révélé la volonté de la justice de me soumettre à une expertise psychiatrique pour avoir dénoncé les atrocités de Daech. Ces dérives deviennent très graves."

Le 20 septembre dernier, elle avait dénoncé sa convocation à un examen psychiatrique ordonné par la justice dans le cadre de sa mise en examen pour avoir diffusé en décembre 2015 des photos de propagande du groupe djihadiste État islamique sur Twitter. Marine Le Pen répondait à Jean-Jacques Bourdin, de BFMTV-RMC, qu’elle accusait d’avoir "fait un parallèle" entre Daech et le FN.

"C'est proprement hallucinant. Ce régime commence vraiment à faire peur", avait-elle écrit. "Je croyais avoir eu droit à tout : eh bien non ! Pour avoir dénoncé les horreurs de Daech par tweets, la justice me soumet à une expertise psychiatrique ! Jusqu'où vont-ils aller ?!" Le parquet de Nanterre avait alors lancé une enquête pour "diffusion d'images violentes".

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