Sécu, vaccins obligatoires, déserts médicaux, paquet de cigarettes à 10 € : les annonces de Philippe sur la santé

VIE QUOTIDIENNE - Dans son discours de politique générale, Edouard Philippe a déroulé un certain nombre de propositions en matière de dépenses sanitaires, mais aussi des objectifs de long terme moins concrets. LCI vous en fait la liste ici.

Autant le discours d'Emmanuel Macron, lundi 3 juillet devant le Congrès, était généraliste, autant celui d'Edouard Philippe, le lendemain devant l'Assemblée nationale, aura mis les deux pieds dans le réel. Ainsi, le Premier ministre a-t-il multiplié les annonces de ce qu'il entend faire adopter par le Parlement pendant son quinquennat.

Des mesures bien précises

Des annonces du quotidien, qui ont commencé sur le plan sanitaire. D'abord avec la hausse progressive du prix du paquet de cigarettes à 10 euros. Une mesure réclamée par la ministre de la Santé Agnès Buzyn, laquelle avait dit toutefois vouloir une "forte hausse" dès 2018. 


Autre annonce confirmée, et déjà annoncée dans son programme par Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle : le remboursement, d'ici la fin du quinquennat et "sans aucun reste à charge", des lunettes, des soins dentaires et des aides auditives. Une décision prise aussi pour lutter contre "le renoncement aux soins", 10% des Français couverts par l'assurance-maladie choisissant d'éviter de se rendre chez un dentiste et 4,1% d'entre eux, chez un opticien.


Edouard Philippe se fait également fort de rendre obligatoires pour les enfants les vaccins qui n'étaient, jusque-là, que recommandés. On passerait dès lors de trois vaccins obligatoires, ceux pour la diphtérie, le tétanos et la poliomélyte, à onze. Deviendraient incontournables les sérums contre l'hépatite B, la coqueluche, le méningocoque C, la bactérie Hameophilus influenzaz, la rubéole, la rougeole, la rubéole et le pneumocoque.

Enfin, le Premier ministre reste fidèle à la promesse présidentielle d'augmenter les minimas sociaux tels que le minimum vieillesse et l'allocation adulte handicapé. Et a promis une "simplification" de l'accessibilité aux droits sociaux pour ceux qui ne les réclament plus. Un non-recours qui, par exemple, se caractérise par le non-versement de 5 milliards d'euros du RSA chaque année, selon l'Observatoire des non recours aux droits et services.

D'autres un peu plus floues

Outre ces mesures à l'impact direct au regard du pouvoir d'achat, le Premier ministre a également annoncé des réformes aux contours plus flous. D'abord en promettant une amélioration du "congé maternité" et des "solutions de garde d'enfant", une question importante quand on sait que 26% des femmes évoquaient, en 2011, cette thématique comme un frein à la recherche d'emploi. "Un plan de lutte contre les déserts médicaux", une lutte contre la "rigidité [des] structures" médicales via les "parcours de soin" et au moyen de la "télémédecine". Une nécessité quand, fin 2015, l'ordre des médecins comptait près de 200 déserts médicaux, ces zones où les médecins généralistes et les maisons de santé se raréfient dramatiquement. Une situation qui, selon la même source, concernait 2,5 millions de Français. 


Côté financement, si le Premier ministre a mis l'accent sur "la prévention" pour diminuer les dépenses, rien qui puisse mettre vent debout les personnels hospitaliers. Rappelons pourtant que le candidat d'En marche avait prévu dans son programme une stabilisation de la hausse des dépenses maladie d'ici la fin de son quinquennat. 

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