L'ancien ministre Michel Charasse est mort

L'ancien ministre Michel Charasse est mort

DISPARITION - Michel Charasse, ancien ministre de François Mitterrand et membre du Conseil constitutionnel, est mort à l'âge de 78 ans.

L'ancien ministre et conseiller de François Mitterrand, Michel Charasse est décédé à Clermont-Ferrand la nuit dernière des suites d'une longue maladie. Il avait 78 ans. Emmanuel Macron lui avait remis les insignes d'officier de la Légion d'honneur il y a un mois. Son parcours a marqué la vie politique française. 

Un proche de François Mitterrand attaché à ses racines auvergnates

Connu pour être un des plus proches conseillers de François Mitterrand, Michel Charasse est nommé ministre du Budget en 1988. Un poste qu'il occupe jusqu'en 1992. Il restera fidèle au président socialiste jusqu'à son départ de l'Elysée en 1995. Élu dans le Puy-de-Dôme, dont il est originaire, il poursuit ensuite sa carrière politique au Sénat jusqu'en 2010. 

Michel Charasse était une figure emblématique de l'Auvergne et du pays. Il a été maire de Puy-Guillaume, village du Puy-de-Dôme, pendant trente-deux ans et conseiller général de ce département pendant vingt-et-un ans. 

Un virage à droite surprise

Pilier du socialisme, Michel Charasse vire sa cuti en 2003 et surprend tout le monde en soutenant publiquement la réforme de François Fillon sur les retraites. Puis, entre les deux tours des présidentielles de 2007, il accueille Nicolas Sarkozy dans sa mairie de Puy-Guillaume, laissant Ségolène Royal sur le carreau. L’année suivante en 2008, il refuse d’appuyer la candidature investie par le Parti socialiste Michèle André à la présidence du conseil général du Puy-de-Dôme. C'est l'affront de trop, il sera exclu du PS. 

En 2010, alors président de la République, Nicolas Sarkozy remercia Michel Charasse en le nommant au Conseil constitutionnel, poste qu’il occupa jusqu’en mars 2019. 

Lire aussi

Un laïcard sans concession

Athée pur et dur, Michel Charasse a toujours refusé d’entrer dans la moindre église. Une règle à laquelle il ne dérogea jamais, y compris lors des obsèques de François Mitterrand à Jarnac en 1996. Il resta sur le parvis, tenant en laisse Baltique, la chienne du président décédé. 

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Loi "sécurité globale" : 133.000 manifestants en France selon l'intérieur, 500.000 selon les organisateurs

93 médicaments commercialisés en France seraient dangereux, selon la revue Prescrire

Combien de convives autour de la table pour Noël et le jour de l'An ?

Covid-19 : premier décès d'un volontaire aux tests pour un vaccin

Nombre de convives, aération... quels conseils pour passer des bonnes fêtes de fin d'année ?

Lire et commenter