VIDÉO - "Ça a été horrible" : Marine Le Pen revient sur l'épisode de l'éviction de son père

Politique
DOCUMENT - Dans "Le Pen, la politique en héritage", diffusé mardi soir à 20h50, la présidente du Rassemblement national raconte comment elle a vécu, en 2015, l'éviction de Jean-Marie Le Pen de son propre parti.

C'est l'une des séquences fortes du document "Le Pen, la politique en héritage", de notre journaliste Noé Gandillot, diffusé mardi soir sur LCI. Devant nos caméras, Marine Le Pen revient sur le règlement de compte qui a profondément déchiré sa famille, début 2015, avec l'éviction définitive de son père de la présidence d'honneur. 


On se souvient du contexte. Jean-Marie Le Pen, qui avait laissé les clés du parti à sa fille, élu présidente du FN en 2011, avait alors beaucoup de mal à prendre ses distances avec ses anciennes fonctions. Le "Menhir", passablement irrité d'avoir été écarté des choix stratégiques par le tandem Marine Le Pen-Florian Philippot, multipliait les provocations verbales, faisant vaciller à chaque fois la tentative de "dédiabolisation" amorcée par sa succession. Une longue liste de dérapages, dont certaines à connotation antisémite, à propos desquels elle se confie également : 

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Marine Le Pen : "Vous avez bien vu ce que je peux ressentir"

Début 2015, une réunion du bureau exécutif convoqué par Marine Le Pen doit décider du sort du fondateur du FN. Florian Philippot suggère d'évincer purement et simplement ce dernier. "Je ne ferai jamais de politique contre mon père", répond alors Marine Le Pen, selon les propos rapportés par son ancien numéro 2. 

"Il fallait prendre une décision"

Finalement, Marine Le Pen va céder. Son père est exclu de la présidence d'honneur. "Ça a été horrible", raconte-t-elle dans notre document. "Parfois je me disait : 'Est-ce que tu as fait ça ? Il a fondé ce mouvement, il en a été quarante-cinq ans le président... Est-ce que tu peux faire ça ?'" "Nous sommes père et fille, ce que nous pouvons nous faire reste une souffrance", confie celle qui n'a revu officiellement Jean-Marie Le Pen que lorsque ce dernier a connu des problèmes de santé, l'an dernier. 


Malgré tout, estime Marine Le Pen, "il fallait prendre cette décision. Ça a été une décision extrêmement difficile à prendre, mais c'est moi qui l'ai prise". La présidente du RN insiste : "On ne pouvait pas faire autrement, c'était ça ou la disparition du mouvement". 

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