Dordogne : l'abattoir pointé du doigt par L214 finalement suspendu, annonce Didier Guillaume

Didier Guillaume le 12 février 2020 sur le parvis de l'Elysée

BIEN-ÊTRE ANIMAL - Un abattoir de veaux en Dordogne, ciblé par l'association L214, s'est vu retirer son agrément et a été suspendu suite à une enquête vétérinaire, a annoncé le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume.

Depuis une semaine, l'association L214 et le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume s'écharpent autour de l'abattoir Sobeval situé en Dordogne. Ce vendredi 28 février sur RTL, Didier Guillaume a annoncé qu'après une enquête vétérinaire, il avait été suspendu et s'était vu retirer son agrément. 

L'association de défense des animaux L214 avait demandé le 20 février la fermeture du site, après diffusion d'une nouvelle vidéo montrant selon elle des infractions "multiples". La préfecture de la Dordogne a ensuite assuré que le visionnage des images ne permettait pas d'établir de "non-conformité à la réglementation". 

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"Ce matin j'ai décidé de suspendre l'agrément de cet abattoir, a déclaré le ministre depuis le Salon de l'agriculture. J'annonce non pas sa fermeture mais la suspension de cet abattoir. Dès que des mesures correctives seront proposées par ses gestionnaires, cet abattoir pourra reprendre son fonctionnement."

Des salariés mal formés ?

"La brigade nationale vétérinaire s'est rendue sur place car la qualification de non-conformité ne se fait pas sur des vidéos mais sur du concret, a ajouté le ministre qui avait entre-temps sollicité une enquête sur place. A la lumière des premiers éléments qui me sont remontés hier soir, les deux experts nationaux du ministère mettent en évidence des problèmes de formation des salariés de l'abattoir."  "Il semblerait que cela ait pu jouer un rôle dans cette situation", a poursuivi le ministre qui reconnaît des "dysfonctionnements" mais ne donne pas plus de précision.

La vidéo diffusée par L214 a été tournée en novembre-décembre à l'abattoir Sobeval de Boulazac, du groupe néerlandais VanDrie. Selon l'association, elle montre des "étourdissements réalisés en violation de la réglementation", avec la tête des veaux pas totalement immobilisée au moment de l'étourdissement, donc des "tirs mal ajustés", des animaux blessés mais conscients, et des "contrôles de l'inconscience et de l'insensibilité des veaux quasi-inexistants".

Le ministère a également ouvert une enquête interne pour comprendre comment des échanges de mails entre hauts-fonctionnaires sur le sujet ont pu se retrouver entre les mains de l'association L214 mais M. Guillaume n'a fait aucun commentaire sur ces investigations actuellement en cours.

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