Bras de fer entre Salvini et la Commission européenne : Mélenchon appelle à "prendre parti pour le gouvernement italien"

Politique
EUROPE - Mercredi, au côté de l'ex-PS Emmanuel Maurel, Jean-Luc Mélenchon a pris position en faveur du gouvernement de Matteo Salvini, dont le budget a été retoqué par la Commission européenne. Le leader insoumis a toutefois rappelé qu'il était un adversaire des populistes au pouvoir en Italie.

Un soutien à contre-coeur, contre la Commission européenne. Alors que cette dernière vient de rejeter le budget voté par le Parlement italien - une première dans l'histoire de l'UE - au motif qu'il ne respecte pas des engagements passés, Jean-Luc Mélenchon a jugé mercredi qu'il fallait "évidemment prendre parti pour le gouvernement italien" dans cette affaire. 


Alors que la Commission pointe un risque de dérive budgétaire dans le document adopté, et que le chef du gouvernement italien Matteo Salvini a annoncé qu'il ne modifierait rien, Jean-Luc Mélenchon a évoqué "un moment spécialement dramatique", où "nos adversaires" [la Commission européenne, NDLR] ouvrent un front dans le pire angle qui soit pour nous". 

Hors traité

Le patron des Insoumis, qui officialisait mercredi son alliance avec l'ex-socialiste Emmanuel Maurel, a estimé que le comportement de Bruxelles traduisait une évolution. "Pour la première fois, la Commission s'affronte au budget voté par le Parlement d'un Etat alors même qu'il est dans les clous des traités budgétaires [...] Dès lors qu'il ne s'agit pas du respect des traités mais d'un profil budgétaire, on voit bien que c'est une dépossession de la souveraineté des peuples, quoiqu'on pense des choix qu'ils ont fait". 


Pour Jean-Luc Mélenchon, qui a affirmé "combattre" à la fois la Commission et le gouvernement populiste italien, "on peut condamner les choix politiques des Italiens, mais ils ont le droit de décider de ce qui est bien pour leur pays". 

"Défendre la souveraineté populaire"

Le député des Bouches-du-Rhône, qui prépare la campagne des élections européennes, a reproché à Bruxelles de donner ainsi "un label de respect de la souveraineté populaire" au gouvernement de Matteo Salvini. 


Et de conclure malgré tout : "Dans cette affaire, les Français ont intérêt à défendre ceux qui défendent la souveraineté populaire. L'identité national française se confond avec la notion de souveraineté populaire. C'est la raison pour laquelle il faut évidemment prendre parti pour le gouvernement italien contre la Commission européenne".

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Jean-Luc Mélenchon, l'"insoumis"

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